‹ Œuvres complètes de FléchierChapitre 116 sur 181 · LETTRE CLXXXVI · texte numérisé non relu

LETTRE CLXXXVI

A M. DB B... POUR LB PRIER D^EMpicHBE L^BTABLISSBUBKT dV'NK COKPKÉRIB DB PÉKITERS.

Il a pris ici à nos gens , monsieur , une nouvelle espèce de folie dont vohs allez être surpris. Nous en avons vu de fanatiques ; d'autres ont vécu et vivent encore en athées ; en voici qui veulent, à quelque prix que ce soit, se .faire pénitens blancs. Ily a quelques années, dai^s le temps même des troubles, on me fit pressentir si je voulois établir une confrérie- de pénitensj qu'il étoit hoateux que Nismes n'eut pas des gens de cette dévotion et de cet habit*: que cet ordre étoit fort du goût des nouveaux convertis^, qu'au rf^ste , en faveur de mon nom , on les appellerotl les conifères du Saint-Esprit. Comme c'étoit alors la mode des imaginations et des Cantaisi)ss , j^ pardonna celle-là, et je me contentai de leur dire que des assemblées de nouvelle institution et des processions masquées n'étoient guère de saison en ce pays- ci. J'avois cru que -ratlaire finiroit là. J'appris dans la suite que la ferveur de ces gens de bien ne faisoit que croître ] qu'ils tâchoient sourdement de s'attirer des camarades ] qu!ils avoient retenu la chapelle du présidial^ qu'ils soUicitoient une bulle à Rome, et qu'ils espéroient que le saint-père auroit pitié de la

BE FLEGHIER. 2λ7^

Yille.de Nifiims^,et lui ^accdtderoit.pour la rendre sainte une cterpagnîe de pénltei^, J'4ieoolôÎ3 ^n*^ core ces discotii:^ comme des contes ifuibrà plsàsif , lorsque- je vis venir çliez nioi.cetle vënétaUie tro^e destittëe à rëpar^ par sa pieté tonsjes. p4ah^ jcdmmis parles hérëliifaes, et même p^r lesçjitfaolî^ués. Les.deax ckefsde ces messieurs étûieats M.^^ ^^ portoit la bulle et qui me la présenta ^ hommes cycd n'avoft janai» donné de ces espénmces de'Tâigi«m, qui n'a pas laissé d'avoir ses ayentures scatidaleuses^ et domt la vie aoroil à b vërâté besoin d'être pënittente. L'antre est.Ie svenr..' qni^ n'ayunt pa vivre &m repos dans la confrérie du SuiintrSaêremenl dont tl- 4toit^ voudrpik se^iairtf fondateur d'une atittre dont il fût le maître^ Us m'iexpliquèrent leurs dësirs, et je leur rëpoipMlis q[ii'cin s'étoit passé sa lmg*-tenips dans Nismes de ces sortes 4e congrégations, qu'il y d^Qit tant d'autres moyens de. se -sabc^erj. qu'ils -avoient leurs paroisses , qù ils ^pouvoieqt assister, aux saints Qffices«; que le nq^ de pénitent n'étoit rien , si l'on ne faisoit pénitence, et que, pour«e disposer à la péuitpace, il fyioit quitter les .niauvaises habitudes et lesi maui^s conimetrces. qy'on avoit ; xju'à' l'égard de la compi^aie qn^'iks vQuloient établir'rje eroyoi&.qùe cet établissement j^e convénoît ni à : la religion de mou diocèse, ni peut-^âtre au%. affîiiires présentes de la yiUe et de la provinces J[a pris la Jbulle où le pape leur acoorée cei qu'ils ont 'demandé ;pour l'érection deleoF-confrérie^ jer la ienr reildift-^t Icnr eo«iseillai de «n'y plus penser* Depuis ce temps «^ là ils ont eu

.a68. TiETTRES .

PÎQsôteBce'dedne ftiDelfeîrç tvoKSÎgniiioartions dont jéfnfi!siits)n(^u4 'Haiswenfia ce^lermer acte ^.qtieijJaî J'bcxnneus de ji^ous t€iDToyer., mia 'para alWr nnvpeH trçp loi|i«.Je^3lneii que >ni le pape mile parle^ ment ne 4q» peuvent obHger^d'él^^blir .iHieemrfrcMe dans mxm>:dîoctèse Daaigréiinoi.B^ itracassieiïifis 8Q|i.t*U>u)out£ dés»gréaUesy«t je crôis^^que>veus;aiîeefc ib bonté diarrsélej ces fousipar giiffeorîtë ; iciUer inoes^- «amiiieiit deTam j^ous le «mir«.. ^ «eax .qtfi sont nopimiés dans 'Facie; /faire enteadr e q«e !V«iis :voi]s ^n&nrmerêÀ >des autce > ^ «leur £ake lime iion&e. sépri^ iiiiaiide ; l^ur flirdonner;de,ni0;veiiù*àiire($8ti^aedeo, ^i ^ se dé^fter de œtte foïie iprëtentiaii. M. le duc de A».. .¥iiadra bien,<si Ictoa^y éobet, ieurifaîre aussi. saipetite ;corinection , jesôta , etc.

LBT'PRÈCLXXXVIÎ.

'fia CITILITB «T DB(,t)e« PLISSAT >k V. 1.11 MM^^^Oflikh dÔc DS "Vltl^BS.

ii]<Ai)£ik,{tiioB8ienr.,Kqtte iioifô;éle$uanrivéà kuoQar, • que .vous y aviez été seqù pyumeimDSisec'fieés Je mé- 'sitoîeDt/iGt qiïe vous. avie3if>ris>qii6k{«e>teiDpa y emiime dentai^ott, p<)ur iY0i9>dthaiiir:dpsJfatîg!iifts:de TOtre ileEntèoexapifiagate. Je;ne}YDus;crQià:pas;fert)ai cspos 'fNnntdnt. ^lia(gkiifféi<|ue VGosmm^écqfnêe ne tous (ttceupe ipdfDt^; >iMwsii^û9e2 à cctte^jqi]»l<:vniisj>vQaI(Qz raJQqttéris, 'iet!jiÊ()sais(fortilarilttp^< siî'^dus o:awE idëfà .&ii;ksr^pé|et»(fpietTOus dei»tô eiBifiiiÉfiUe.prid«eÉi|ps

DE JX^I^CHIER. aSg

viendrez, etquils sei^tti^oofe daasjeocs.fiîisdsans que vous ser«z sur les bord^ du Rhin. Nous sommes ici tenant les 4UtS(d^ ,1a ^proyjmîQ. V^us savez nos occupations. Harangues, visites, aflTairêt, ^on de trois millioDS, «tiititres commissions assez ennuyeuses. Ce qui nous fait f^Iaisir , ô'est de parler souvent de vous avec M. de Basville, qui peut vous assuf^ de rattachement el du respect sincères avec^ lesqùels^je suis, TOpp^i^|UK',:WtriB,efcc.

LEtT^RîT CLXKXVni.

D8 CIVILITÉ BT DR COMPLIUENT A M. l'aRCHBVÊqub D\viG?rON.

ONSl^lGNEUR,

rÇ'^amiT été fimvivm une /agiiKàbJe surfHÙse t^^ :voir amv^er ^votçef ^Q^lhose^ ^t ç^aiMréit ëté ^ne jgiTMd^ }Qie |Hmr>,t(Q!DStMs ^t^ats^^ssâmbiés ;de iWr>wi préMt)dwtj,Qn fm^Miij^jklédiménte >.qfii.gagBei tou^ joufs^ ^»|i!PQi«Pi à v^e junQtmr er . ^j^ais , nous< pe .poàvmis jqpit'4tee/édifi^:âe'lIapp1imti<Hi que. Yi<My;s4onoeziàov03 &«i^i0nsf^!PQ{)^^ >)et 110U& saojpâoqsdui^ejplafisîr îà;Yidtite sèle«iVQU$v»iirfiï, moUseîgio^ur ,i{il9sile loisir^ M:omftpl^|l&^jbM^ >Yoi|&veiirQ2

0I1WS CMdQ4bîdn.ir^iii3.^lesbh.oodpé4etûus ceux q^iont rii©iiW9fir .d'4if e ?Qs îcwfrères, et; principalement de

celui (\m esfavec tmitratlachemefit el tout le resped possibles, monseignêui', de Totie excellence /le, etc-

A'McnatpeUier, te 6 dtïcembjre 1-707.

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