LETTRE CCXXXII
AU M^MB, ffOOR^ s'excuser OS RSCOHMÂZIDBR lVfFAIKB Qn'lt. A^OIT A ROME»
Je reçus à mon retour du voyage, monsieur, la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'ëcrire , et vous pouvez penser combien je vous suis oblige de l'honneur de votre souvenir.. Toutes les bontés que vous avez pour moi me- donnent un très-sensible déplaisir de ne pouvoir vous servir comme je le voudrois dans l'afiaire que von^ avez à la cour de Rome. Si j'avois trouvé les conjonctures favorables , je n'aurois pas attendu que vous m'en eussiez écrit plusieurs fois. Mais vous savez en quel état sont les affaires , et le mécontentement de' c^s deux cours. Les esprits s'aigrissent plutôt que de s'accommoder, et les ministres ne se veulent chai^tr de rien* Je n'ai pas laissé de solliciter M* l'évêque de Laon , neveu de M. le cardinal d'Estrée, qui est de m^ amis; mais il m'a dit franchement qu'il ne recommandoit pas même à
De f'LÉGiiïER. 3o7
M. son oncle ses propres affaires, et qu'on ne Ipi laissoit à faire que celles du roi. Voilà où Ton en est, et je ne prévois pas qu'il y ait si tôt du changement* Ainsi, monsieur, coi&tefite^YOïis de mâchonne volonté, et croyes que je suis pl^s mortifia <|ne vous de ne pouvoir vous témoigner , dans uqe «s^ffaite qçi vous touche comm^ celle -là , avec quelle passio'h je suis , etc..
A Saint'Germain , ce 38. '
LETTRE ÇCXXXni.
1>B CIVIUTB, AU MBMB, QUI LUI 4TOIT KiaOKHlRoé un DB SB8 PARBN8.
Jg reçii^, il y a quelque temps, monsieur, des mains de M. votre consin le prieur une lettre dans laquelle vous me faisiez Thoniieur de me lé recom^ mander et de me renouveler en de»; termes fort obli* feans ces témoignages d'amitié dont je vous ai tou«jours été si obligé. Vous pouvez croire, mqmienr, qu'il ne me sauroit rien arriver de plus agréable ni de plus glorieux que de trouver quelque occasion de vou« rendjre quelque service. YouS- réprouverez à votre égard et en la personne de vos amis, quand vous q^ ma fortune m'en procurerez les moyens. Il ne faut 'qu€i voir M. votre cousin pour avoir bonne opinion de son esprit et de sa sagesse. Je ne l'ai vu qu'un moment , et j'en suis très-édifié. Il s'est promptement renfermé
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tiansson séhiînjire , et moi > qui relève d'une grande maladie, et qui rëtablis tout doucement ma santë, je rfai pu encore sorltr pour lui aller rendre visite; -à peine aî-je eu lejoisir'de* l'assurer que tout ce qui vous i^ucte d*aitiitîé où de parente^ m'est très-cher et très-cofisidéf âMe , et que je fais tout le cas que je dois dé .ce*qûe vous prenez la peiné de me recommander, parce que je suis plus que personne du monde , monsieur , votre , etc.
A Paris, ce i3 novembre.
LÇTTRE CICXXXIV.
DE ClVlLITft, ÀÛ MisH-B, ES ll'I ESTOTART VHE PliCE DE POESIE.
Vous voulez bien, monsieur , que je prenne la liberté dé vous offf iï tme petite poésie que j'ai éié obligé d^ renére pubKque, et. pat- la sollicitation de mes amis et par T^ordre dé pei'soQaes d'sne autorité absolue sur. moi". Je croirois manquer à ce que- je dois à la bonté que vous m'avez témoignée , si je la faisois passer par vos mains sans vous en présenter uii éxeniplaire. Je -vous prie , monsieur , de la reci^voir, non* pas ccgnme un ouvrage digne de votre approbation , mais cdtnme une marque d'estinre et (^confiance , et de croire que, si je ne suis fort bon poëte, je«uis parfaitement, monsieur, votre, etc.
- Ce i5 novembre*
DE FLÉCHI ER. Sop
LETTRE CCXX.Xy.
RBHB&ctMEnT AU MBME , POUR hk PIRT QU*1L ATOIT PRISE K LA MORT
d\'m de ses proches.
J'ai reçu, monsieur, dâçs teutes les occasions des marques si sincères et si touchantes de votre amitié, et de la bonté que vous avez pour moi , que je n^ai pas douté que vous, a'ayez^ pris part à Tafflictiou domestique que Dieu nous a envoyée. J'en ai été sensiblement touché; et, quoique j'eusse tâché de m'y préparer sur les nouvelles que j'avois reçues de Textrémité de sa maladie, la nouvelle de sa mort n'a pas laissé de m'affliger autant que si elle m'avoit sufpris. Il faut chercher les véritables consolations dans la soumission aux ordres de la providence de Dieu-, qui dispose de nous comme il lui plait ^ et recevoir avec reconnoissance les témoignages de bonté que nos amis nous donnent dans ces fâcheuses rencontres. Je vous suis obligé de vos soins , et je vous supplie d'être bien persuadé que personne n'est à vous avec plus de passion que j'y suis^ ni plus sincèrement , etc.
A VetsaiUeSy ce 34 octobre.
LETTRE CCXXXVL
DE CIVILITE, AU MB»E.
Je viens de recevoir l'avis , monsieur, par M. le cardinal de Bonsy, que les états du Languedoc se
3lÔ LETTRES
tiendront cette année à Nismes, et s'ouvriront le 17 du mois prochain. Je me suis réjoui de me trouver si' proche de vous. Je profiterai de cette occasion de voisinage, et je ne puis m'empêcher de vous en avertir, parce que je sais que vous m'aimez et que vous me regardez comme Votre , etc:
A Revel ^ ce 1.0 septembre.
LETTRE CeXXXVII.
BR RtSMl&CÎJUiiT Bt DE CIVILITE , AU MBIU.
{l y a long*^ temps, monsieur, que je reçois des marques de votre amitiés Celles q«ie vous avez la l»ôntë de me donner au sujet du sermon que j'ai fait k l'ouverture des états ne me touche f»$ moins que toutes les autres. Elle me fait connoître que j'ai tou-^ jours quelque part à l'honneur de votre souvenir et dé votre estime. Il n'est pas difficile de vous confir-* mer dans la bonne opinion que vous avez de moi. Votre inclination vous préoccupe pour le mérite, et VOUS ciroyez volontiers que j'ai fait tout le bien que vous désirez que je fasse.. Je vous prie de me continuer cette bonté , et de me croire avec toute la reconnoissance possible, monsieur, votre ,. etc.
A MoDtpeilier^ ce 33 uavembre..
DE FLÉGHIER. 3lt
LETTRE CCXXXVltl.
DB CIVILITE y AV hImB, POUR S'SXCDSBB DB CB Qll'll. fl^iVOlT PV ALLER A AYIGKOlf.
Je pats de ce pays-ci , monsieur, avec un extrême dëplaisir de ne pouvoir vous aller rendre la visite que j'avois résolu de vous rendre, et à tous nos amis d'Avignon. M. Tëvéque. de Montpellier devoit être de voyage ; il s'est trouvé mal , et moi je me trouve si pressé d'affaires importantes qui me rappellent dans mon diocèse. La saison est avancée , les chemins sont mauvais, j'ai un grand voyage à faire. Deux évéques de mon voisinage m'ont prié de les ramener chez eux dans mon carrosse. M. de Basville et M. le cardinal de Bonsy m'arrêtent deux jours à Montpellier, et les fêtes de Noël me pressent. Voilà , monsieur, ce qui fait mon déplaisir. Je me flatte que vous ne m'en aimerez pas moins, et je vous assure que je prendrai l'année prochaine un mois d'avance pout* vous assurer que je suis toujours également, monsieur, votre, etc.
A Nismes, ce 3 décembre.