‹ Œuvres complètes de FléchierChapitre 139 sur 181 · LETTRE CCXL · texte numérisé non relu

LETTRE CCXL

DE REHBEdllIRT AU MBHB, POUR QCBLQUXS NOUYBLLI^ , XT DBS LI^BB» QU^IL LUI ÀVOIT àCUBTBS.

Je reçois toujours, monsieur, des marques de votre amitié. J'ai recula bulle du pape contre la trop grande élévation des parens et des neveux» et j'ai été bien aise de voir ces belles et nobles expressions dont sa sainteté se sert pour faire paroître son zèle pour la discipline. Vous me promettez encore un livre qui nous convient et que je n'ai pas. Je vous en suis très-obligé -, mais il faudroit me mander ce qu'il vous coûte. Sur ce pied-là, je vous prierai de m'en chercher de pareils, et de me mander si vous en rencontrez quelques-uns de bons, afm que, selon les matières et les usages que j'en puis faire, je les achète. Si j'en pouvois trouver ici quelques-uns de votre goût, vous verriez la reconnoissance que j'ai de toutes

DE FLÉCHIER. 3l3>

VOS bontés, et Tattention avec laquelle je suis, monsieur, votre , etc.

A rjfismes, ce i3 mai.

LETTRE CCXLI.

DB CIVIKITB KT DX ISMEBCÎXBITT , AU M^MB.

Vous ne manquez , monsieur, aucune occasion de me témoigner votre amitié, et je n'en trguve aucune de vous témoigner ma reconnoissance. Le compliment que vous me faites sur le sermon qji'on m'a fait faire à l'ouverture des états est une marque de votre bonté ordinaire. J'ai eu peut-être en cette rencontre un peu trop de déférence aux prières et aux ordres d'une assemblée qui avoit trop bonne opinion de moi y et j'ai un peu hasardé ma réputation pour marquer mon obéissance. Le succès a été heureux -, car vous savez qu'il y a des témérités qui réussissent, et qu'il y a un mérite dans la surprise qui fait passer les défauts même pour des vertus. Je vous rends grâces de tout le bien que vous pensez et que vous dites de moi , et vous assure que personne n'est plus véritablem;ent et plus cordialement que je le suis , monsieur, votre, etc.

AÏ(arbonne, ce 30 dccembre.

Îl4 LETTRES

Page 1