‹ Œuvres complètes de FléchierChapitre 140 sur 181 · LETTRE CCXLII · texte numérisé non relu

LETTRE CCXLII

DE CIYILITÎ XT DE KEHEEctMERT , AU MEME.

La bontë que vous avez , monsieur, de me souhaiter tous les ans les bonnes fêtes me les fait passer agréablement, et le renouvellement des années m'est toujours heureux par le renouvellement de votre amitié. Ce qui me fait plus de plaisir, c'est qu'en ces occasions, soit que vous fassiez des vœux pour moi, soit que vous m'offriez vos soins pour mes affaires, ce ne sont pas des complimens stériles que produisent la coutume et la bienséance ,' ce sobt des offices effectifs qui partent du cœur, et qui continuent dans les actions Taffection qui les a fait naître. Je vous prijs de croire aussi que ma reconnoissance est de même, que je m'estimerois heureux si je pouvois vous en donner des marques , et que j'ai toujours du moins le désir de vous faire connoître par mes petits services qu'on ne peut être plus que je le suis , monsieur, votre, etc.

A Nismes , ce aS décembre.

LETTRE CCXLIIL

1IE'C0M80I.A1J0N, a madame l\dBE88B DE SAlM-AUSOfffi, SUR LA MOKT D& M. SON FEE RE.

L'estime particulière que j'avois pour monsieur votre frère, madame, et l'honneur qu'il me faisoit de m'aimer m'ont donné un grand regret de sa mort, et

DE FLÉGHlElt. 3l5

m'obligent de vous témoigner, quoique je tous sois iaconnu , la part que j'ai prise à votre af&ictioh et à votre perte. Sa piétë, dont j'ai souvent été le témoin v' doit être d'une grande consolatioii à tous ceux qui lé regrettent, et nous avons tous les sujets du monde de croire que Dieu a couronné sa vertu. Je lui avois fait une prière, madame , il y avoit quelque temps ) que je croyois très-avantageuse pour vous et pour votre abbaye. G'étoit de vous proposer M. Ro« buste... La connoissance que j'ai de son habiieté et de sa sagesse, et l'expérience de son désintéressement et de sa probité font que je vous fais la même pro^ position. Je suis assuré que vous en aurez de la satisfaction, et que vous en tirerez de l'avantage. Je voudrois, madame, contribuer de quelque autre chose à votre repos et aux intérêts de votre maison, et vous témoigner par quelque service considérable la considération et l'estime avec laquelle je suis , ma-^ dame, votre, etc.

A Layaur, ce 17 décembre.

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