‹ Œuvres complètes de FléchierChapitre 144 sur 181 · LETTRE CCXLIX · texte numérisé non relu

LETTRE CCXLIX

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y kl reçu , mesdames^, avec beaucoup de joie , les vœux que vous avez &its pour moi dans le cours de

DE FLÉGHIER. 3^1

mon voyage, et au commencement de cette année. Je suis si persuade du zèle et de la bonté de votre cœur sur mon sujet que je n*ai pas doute que vous n'ayez employé le crédit que vous pouvez avoir auprès de Dieu, pour ma conservation. J'^urois bien souhaité que la saison eût été moins rude et les chemins plus praticables pour aller vous voir^ et vous féliciter des progrès que vous pouvez avoir faits dans la vertu depuis mon absence. Mais je n*ai pu satisfaire mon désir, et je puis. dire , mon impatience. Le temps se radoucira ; j'irai passer quelques beaux jours auprès de vous ; et , si la visite que j*^ à vous rendre n'est pas si prompte , du moins sera-t-elle plus longue. Faites que j'y trouve toutes les satisfactions que cherche un pasteur dans la partie de son troupeau qui lui est plus chère , et que, vous voyant touchées des devoirs de votre vocation, je vous regarde , selon les termes de saint Paul , comme ma couronne et ma joie. Je prie toute votre communauté de me continuer toujours ses prières, et de mé croire aussi véritablement que je le suis , mesdames, votre, etc.

A Nismes , ce 8 janvier.

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