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11 y a une iiiffnîté d'inscriptions pareilles , cpiî font cpnnoître que Nismes avoit toutes sortes d'officiers et de magistrats à rimitation de Rome , en qualité de colonie auçus.tale. * ' ; '
Ce qui le prouve çîus clairement , c'est fa^ mécis^illè si connue qui ffit appareçntment frappée pour fe gloire de cette nouvelle, colonie. D'un côté l'on v6\J deux têtes adossées qui représentent Auguste et Agrippa ; la tête d' Agrippa est du côté gauohe , moins honorable, avec une couronne que les Romains appellent rostrata. Celle d'Auguste du côté droit est couronnée de laurier, codronne impériale. L'inscription est celle-ci •.•Imp. bivi f. f^ p* Sur le revers est un crocodile enchaîné à un palmier, d'où pend une couronne de fçuiUes de chêne a^^. cet mot Col. l^mik*
Qttelçies raffinement que quelques*UQ3 aient vonAi: cheieher, Fexplicatioa çst »et^ : Augn^ êfiil fih
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adoptif de Jules-Cësar, qui le premier reçut les honneurs divin9*après sa mort. Il est couronHë de iaarier, symbole de la Victoire /emportée sur Marc-Antoine et Gléôpâtre -, cette victoire l'établit empereur, il devint par^la paix père'de la patrie* Le crôc€|flilc 'éncbamé représente FÉgypte subjuguée.
Quis nescit F'obui Bithynice, qualia démens JEgyplus poftenta oolat? crocodilon odorat Pars hœc^. JuYen, . . **
Hufin^tloL. Neih. marque la colonie de Nismes^ car que veut dire colligavit iiemo ? L'^Égypte u^avôitelle jamais été vaincue ?
La ville de Nismes, qui avoit pour armes un taureau •d'er^4>rit alocs le jcrocodile et Finscription du revefs de cette médaille*, qu'elle fut obligée de quitter durant la domin|tk>n des Gotbs j mais eBfin elle obtint du roi François P% grand amateur de l'antiquité, la permission' de reprendre ses anciennes armes, sur la requête que les consuls liri* présentèrent. On peut voir ces actes dans les archives de la maison de ville.
LA TOURrMAG«E. •:
StJR la plirs haute des sept montagnes: qu'il y avoit aifticef ois dans l'ancienne ville de Nîsmes patrôît'une tour i demi rqinée, qu'on appelle là ToùrrMasne,
^ ftIâTORIQVE. 38^.
parce qu'elle ëtoi^|y|us grande,. mieux bM#et plus élqvëe, que les ai|tres fours qui rëgpoient d'és{f!ice en espace dans Tenceinte des Vieilles murailles romaines de la ville.
Cette tour est de figure octogode, et s'élève en. diminuant par divers retranchemens que l'on a pratiques pour lui conserver son aplomb et la rendre plus solide ] elle est égayée d'un masMf de tlouze à quinze pieds d'épaisseur, ouvert à chluque fai^ë en autant d'arcs doubleaux pour rendre l'ouvrage phft dégagé et pl«i$'orné.
On y montoii par un escalier k fiasieufs repos de huit/à dix pieds de largeur. Cette montée conduisoit jusqu'au milieu de la hauteur, ou l'on tronvoit un autre escalier à noyau qui menoit jusqu'au haut de la tour.
Tqute l'architecture de la tcflir est de l'ordre dorique*, elle a au bas quarante toises et cinq pieds de circonférence ; il y avpîf: dans toute son enceinte trois corniches , à chacune desquelles Je bâtiment se rapetissoit de deux pieds vers lé centre.
L'usage qu'on faisoit de cette tour n'est fondé que sur des conjectures incertaines. Les uns l'ont appelée la Tour du Phare, au-dessus de laquelle on allumoit nn fqu, comme un signal pour guider ceux qui abordoient la nuit à la ville par desj*outes que les marais ou les forêts d'alentour rendoient alors difficiles. Le nom de Lampese, que la tradition de plusieurs siècles et nos anciens terriers donnent à ce quartier- là, et l'ancienne censé que ce terroir fait encore pour le