‹ Œuvres complètes de FléchierChapitre 171 sur 181 · LE TEMPLE DE DIANE · texte numérisé non relu

LE TEMPLE DE DIANE

A QUELQUES pas dc la fontaine on voit les restes d'un temple communément appelé le temple de Diane. Sa forme est carrée , son ordre composite , et la pierre

HISTORIQUE* 393f

d «t il ^t bâii, la plus propre et la pk^ potie de toutes celles de nos bâtimena anliqaes.

Il y avoif deux grandes portes basses pour Tentrée des hommes, et deux hautes pour: rentrée des animaux qu'on qonduisoit du côté de la montagne par la descente de dwix degrés qui aUojent aboutir au fond des galeriei^ proche, des auteU où ils dévoient être sacrifiés* *

La nef du temple étoit ornée de quatorze colonnes rondes et de douée nich^, dont }e fond est sur une ligne^roite ; Tàutel étoit pour la divinité principale. Des douze niches dix servoient à loger des statue^ de petits dieux » si toutefois elles axoient assez d'enfoncemeut, et les deux de' la graa4e port^ étoienf appelées les aumonières ou les. hospitauères, parce qu'elles servoient comme, de tronc po.ur reccjvoir les aumônes des personnes charitables.

^ Leur frontispice étoil orné d'un fronton triangulaire , succédant à l'autre qui 4toit rond , et- toutes les corniches d'aleiltour étoient dentelées*

L'autel et ses deux côtés sont couvarts d'un plafond à parqt^etage, qui porte sur des piliers carrés et sûr des pilastres. Aux deux côtés de l'autel il y a des -ouvertures à puits où sont les foyers sacrés, et d'où sortent deux soupiraux ou canons dé cheminée^^ par où montoit la fumée des victimes que l'on brù«loit en l'honneur de la divinité à qui l'on otfroit des sacrifices. La voûte est en forme de tonne avec des saillies, d^spaceen espace, qni tiennent de l'ordre rustique.

394' mssEliTAtiaiv

^ Où voit des ptefrés i(:tëâiiiéa êtt aqûeiltics de dvx pieds en largeur sur les ittDiiàiHÉâ qfûi fonth longoéiir du temple, aussi bien qdVut:deilx côtés de Fàoiel sur le dehors de rMiîce. .

Aux dent côtés de là pwté îl f a des.oiiteftttire& pratiquées dans Tépais^eur de la inuï*aili« , psit ou pouvoit passer une grande quantité 4*^» ? tê qui fait croire que ces conduits ne servoieiit pas seulement à faire écdûler les éaul de llsi pluie , lî^is encore à remplir nu réservoir plaùë soT là Vofâte» L'aqùëduc da pont du Gard, ou quelque autrâ^ pf ésentemeût détruit , ^ortoît là deii eaux abondante^ , dhut une partie se distribuoit par des conduits diflRifea& dans le temple pour la* commodité àes sacrifices, Tautre couloîl dans un bassin dèi^né à la purification des sacrificateurs , ou s'alloit perdre d^s k fontaine.

A côté de Tautef , vers le midi , il y a deux yoile& souterraines par où les prtStfes ae'rendoïetit dafw le temple sans passer parda mef ; et il paroît encore de^ rière Tautel quelque reste de bâtiment, où, selon le^ apparences , dks in^tees prêtres étoient logés.

Ce temple a environ trente -six pieds de largeur sur quarante-cinq de longueur; son archtteeture est noble sans être chargée d'<^nemais.

•/. On ne sait ni le temps auquel ce temple fut cons^ iruit, ni la divinité qu'on y adoroit.

Ceui qui croient que e'est là cette maison sacrée qu'Adrien fit bâtir en TboHneur de Ploline , eedem sàcntm maximo sumptu suMinugue structuré^ où trouvent-ils ce grand prix et cette sublime structure ?

HISTOElQUte. 3^

Cet édi&ùe ipanpie pl«s leboii ^ràt dail^ai«Utecte -qpéh magmficèDC^ de f étopèpear*

Poulr la divkùtë à licpàeUe le teRipie»(étoit difdlé^ la ti^àditfoneètpo^ Diane, loi prësoimpdfon po(tic,is0b et Osiris, 'smvâ&t celte inscripiien notice (riwivée dans Nismes*

Isis .....'•

SeRAPIS VEStAÈ I)lÀl^Alâ SÔMI^I tL&, 1». YI Et ^HÏAtAS il CHRYSÉPC . . Clï . . « G^A DEORYM ARGESTTEA CASTREl^SIA DO MO BÀBËBAt ItÊM*

©EDIC AtlOÏTÉ ftÊLPU isrs Et ÎSïîïliPrt

Deô . • * . . • •

Oa coDJectcgre de là ^'il y avoit dsma Nismea la»» traiple dlsia et de Àérapis \ le mot d'Osiris y ëtoit dans l«s irides de rinscription. Le peu d'ouverture et de jour qu^a ce temple » sa ^tuation près 4e k fon-^ tain^^ les eaux qu'on y avoit £ait conduire par plusieurs canaux pour la grossir, afin détendre les ablutions de leurs prêtres et de leurs ^iexxx plus commodes, et la cérémonie de noyer le dieu Apis plus solennelle, la forme de Tautel et quelques autres convenances ibfit<;(mjecttn'et^u1«s etOsiris étoient les divinités principales de ce temple.

Il paroît par Fùrdre co<mpo^te ouitaUqûè^ qui Va été mis en usage que par les Romains , que <te tèm^ pie n'a été Ëiit que par eux. Oa sait que Tetaperenr Adrien avoit beaucoup de goût pour, la religiDit des Égyptiens, qu'il s'étoit fait initier à leurs mystères ,

3g6 DrssEBnrATioif

fjpkû empliy dit dans tons ses bAti/nens quelqoesrimes de leurs figures hîjëroglyfiqfues , c[u'i] avsit uie yéné^ rfitioû singulière pour lés divinités d'Isîs et d'Osiris, et q|i6 sur uiks pierre du .poat du Gard il a fiait représenter Isis sous la figure d'une femme eouTerte d'un ypile.

Gbmme Tlsis des Égyptiens ëtoient la Diaoe des Grecs, plus connue dans les derniers temps parce nom-là que par l'autre , la dénomination de Diane lui est demeurée.

Ce temple , que la superstition avoit ëlev.é , fut depuis cqpsacré au culte de Dieu, et accordé aux filles de Saint - Benoit pour leur servir d'église ^ ma^ les guerres étant survenubs, les religieuses furent oblh *gées de se réfugier à Béaucàire ^ et les religionnaires abattirent une partie de' ce temple sacré, soit pour empêcher que les troupes du roi qui avoient fcloqué la ville lie s'y logeassent, soit. pour ruiner ce lieu saint, en haine de la foi et de la piété catholique-

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