LA MAISON CARRÉE
Cet édifice est un des plus agréables monameos de l'antiquité par k beauté de l'ordre d'architecture, par la régularité, de ses parties , et par la délicatesse dé la sculpture.
Il a environ six toises de largeur sur quatorze de ioo-
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gaenr , le portique compm^ il éstëleTë sur im mâisif de six «pieés de hauteur; trente colonnes cannelées d'une proportion admirable portent rentablemèjatti L'architecture est d'ordre corinthien; là plupart' des ornemens de sculpture sont ajjissi entiers qw s'ils venoient d'être finis. ^
On monte au porti({ue par douze marches, la porte d'entrée est au milieu du portique. Aux d«ux côtes de la porte il y a deux grosses consoles brutes, percées à jour, qui servoient à tenir des tentes qui garantissoient des ardeurs du soleil ceux qui s^arrétoiébt au portique.
Les uns ont cru que c^ëtoit la basilique, maison royaiç et magnifique, que l'empereur Adrien fit bâtir à ïîismes en l'honneur de Plotine, veuve de Trajan, lorsque,* revenant d'Angleterre, il passa par cette ville.
Us se fondent sur ce témoignage de Spartien : Per idem tempos in honorem Plottnœ basiUcam àpud Tfemausum opère mirabili extruxk.
Les basiliques du temps des Bomains ëtoienit des maisons omëee oiWl^on tfaitoit des affaires publiques^ où l'on récitoit les haratigues, où Ton rendôit la jus^ tîce aux peiij)les. ' i ;
Les autresr ottt estime que c'étoit iin temple , c'est ainsi ^que Dion l'appelle,. aÛ4>ied duquel cm- toit encore une ancienne inscriptiôa en grands carac-^ tères : IN DIVAE AVGVSTAE MATER, qui dëvoit appstremment être piaeée toutauM^t.decet édi$ce, pour être comme le titre dé sà.diédieàOe.
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On trauve encore k Aûc, ea Prov^nee, une autre înoeription en pierre, qnirsemblefavoriswoelte <»[»mon*
pLOTliA TrAIA»! UXOR SUHMA mmWtAT^ ET 1N91SGRITATB PHL- QEHS ST£RIL1TÀTIS DBFECTU SIHB PEÔLS FBCIT OOOTilfJGSM QUrEXUS
IltPKRIO SUGCfiSSORiJi HABUXt A Q130 IN WIÎEFiaïf XE^QRUM. ,.
NçMAUSX AEDE 9AGRA IIAXIMO SUMPTU SUBUMIQUE STRUGTtmA AG HyMI^ORUM CAinrO DECORATÂ POST HORTEM DONATA EST.
Quelques-uns ont pris qeUe maison pour un tombeau ou, maysoUe qu'Adrien fit dresser à Plotine, fondés sur robscurité du dedans, où il n'entroit de îour jq^e par nues petite ouyer^ure..
*Oj^:js^urQit çei que. c'^t <jufi cç bel édifice si les Goths n'eussei^t.^ifjrAChé Hi^criptioi^ qui en composait la dédicace. •jj.elle ^tpit fiu ç^-qs caj^clères sur. une grand» plaque d'argent, dprë^ pl^ëe sur U face exiéi:ieur^ du pprtiqu^ dentelle 9CCupoit la frise, et IVr chitrave , comme il est aise d'en juger p^r les trous Oi| ^ncbâssures qui 9QbX en cet endrpit '<
te ïoi a çQw^afr^ cet édifice^ profane en. raccordait aux pères. Aug^ustins pour Icjur serviç d^gUse aprèa l'avoir fai| réparer.
* Voyez ce qa^en a èk àepvth k>F» M. Sfgttisr, diss ose disifcrtatkm sar cet éâlfiie.» ûopiwHh à JMm «9 1 2^ » ifi-Qc|tTo,
L'AMPHiTHiATRs de Ni^mes est uo mobument àxff» de la^ grandeur rcandine. ûa TappeUe vol^ayremeob les ofi^ies , à £ause.di^ sable dont' Je. sol de Tamplii-i théâtre, ëtoit coa^ert peur !& ooiiiBiQdité;des ghdiat^ teunù II eit 4e figure oyale, . et a cînqimnte-doux tobes()de laugéQr.siioBdiailte-Mpf ée long^Muc hors el'deiivi!^*' ^ ,..'.. - • •"'''* !
Deux étages de portiques ouTerla par le dehora>ea soixante arcsrdfMiUeaiaichacma fa^ovsnt le toW'de ramphithiéâJire^ doftt le dehors est ovûd d^in&ardiû4 talBturie /exir^fliefiiâni régcdiàre d\m fort bel ordr^ losoatLi heibm ^tage de ces poi;tu;ue& ofttvertsest en partie eamblë et eo, par^ii^feniiëpar les maaSQiiSLT^ifi
SÎDBS».'
Il j jTEbit qaatre mjAtres8es«ipoDtea.vla pducipak ëtoiA celle dbo&të d!ocf ideot, ax^iessus dèlaq^eâs paroissent deux figures de taureau qui ont une gnnsdi eaiUie^rqt qui, sddnqtielquesriuiSy nMtôîcaÉi qulun sîinpli3.Qnifniçiit9*s«faod!a«Aras^ le symbole drdtdaiiif dés coloniéft) ou fe syjubcdé partiofilieF d'AiigoBt^^ fondateur de celle de Niâmes. Pu côlë du pakis on voit deux gladîaieiurs en baa« relief , Fq>Dësentatioii tCHorenable à Fauphithë^lDe» Sur. ua pilastDe/des oiseau^ qu'on croit élre des vaaitofHs.qne Renus et RojQidiiil consultèrent $ ^ sur un autre ^ h louve qui
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allake ces deux jumeaux; un peu plus loin sont des figures de Priape.
Au milieu de ce superbe édifice il y ayoit une aire ou place couverte de sabib où êe fûsoient lé^ jeux et les spectacles public». Ou y avoit, selon toutes les apparences, dressé ua autel, les Romains ayant. accoutume de dédier Jes attiphitl^âtres ou à Dis^ne oa à Jupiter Latiaris/ autrement, dit^on^ k Saturiie, et dYoBejttré un aut(|t, pour le. sacrifice* • . ' Cette place étôit environnée d!une« ttmraUle.de douze ou cpmm pieds'de hàutaoÊ, "oàily avoîtdes portes par lesquelles on &isdit entrer les bêtQ^ destinées pont les spectacles; • , :. /
Les iSpectacdef ëtoiient des icMbàis^ d'boiliflie. à hoinme, de béte k béte, et d'hbmme Ji iiâte. Les gladiateurs y comfaattoient av^È T^ée ^ avec le ikt et divers autres insttiumens^ oii y iafisoîtdes courses à pied et à dieval ; oityrénr^sentoit des comédies et des tragédies , et autres jeux scéniques ^ on y lottiut, oa(y £aim)it.des coinkals*à cheval, on yfaâsoit des nàuÉsachiès, à ce (feitm psétend, en reinplùsaht Facène fPean. ^ ••..'. :. .
i .La.moràâlle.qui environnoit rarëne.étoitipoiu^ejiipâcfaèr Jes bétes da moMen, GfliitE& ^ les : spectateurs ; (Bt; pour/plu&de prëoautioii, oacouvr oit oetteimunâUe druà filetigrds; etiéj^i&.avec. des pièces de bob en pointJSi'qbL mpâcboieatiéaibêtésde monter:. ' * ^^ Pour ;v€âir;le5:spedtacles., .ily^ avoit tcente.Taiigées d!esoa]&eisifi|n<9«r)L'a)utreyj2^ez hâuts^pouf queTou p4t s^jâiaébiD-^aommodémto^ , et assez, larges pour
HiSTOBIQUE. .foi
que les pie(ls de ceux qui ëtoient assis sur T^scalier supérieur ne pussent pas incommoder ceux qui ëtoient assis au-dessous* Vingt mille hommes pauvoient s'y placer fort commodément. * *
Au-dessus de Isw muraille ^i environnoit Farèné s'avançoit une espèce de galerie avec des balustres assez larges pour y mettre le siége'des magistrats .qui avoient leur* place dans cet endix>it , de iliéme quelles vestales et les prêtres et ceux qui dônnoîènt les jeux publics ; cet endroit s'appeloit /70^u^m on orckestrel Les escaK^rs qui sont ah-dessus ëtoient destinés pour les chevaliers romains^ les autres éCôient pour le peuple.
Il y av^it quatre-tingt- quatre portes pour s'aller placer sur ces escaliers, dont quelques-uns, d'espacé en espace, ëtoient beaucoup plus largeis que les au-^ très, et faisoient comme un chemin pour donner lieu à chacun de passer à ces\>laces. On appeloit cela prœcinctiones. •
11 y avoit plusieurs galeries les Unes sur lés autres, et plusieurs beaux degrés pour monter à ces galeries,, et passer ensuite par 4es portes quiconduisoient aux escaliers. \
Ces escaliers ëtoient faits un peu en penchant, afin que les eaux pluviales tombassent plus facilement.
Sur là plus bautecorniche un coArortnement règne' tout autour, composé de pilastres portant cette corniche, le tout en forme d'attique. Autour de cet attique il y a , d'espace en espace , des consoles percées à jour , où l'on mettoit des bigues qui servoient à
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arrêtes les cordages destines à supporter les lentes de diverses couleurs pour^éfendre les spectateurs de Tardeur du soleil ; et souvent celui qpi donnoit les jeux fournissoit aux personnes plus considérables des parasols umbeUtts, mu des .chapeaux dont Fusage n etoit pas comltaun.
.. Les qusnrtiers de pierre qui composent' cet- édifice ^ont d'une grosseur ^traofdinaire. J'out^ les pierres ' qui sont posées au même niveau sont de même hauteur ^ 0n n a employé ni mortier ni ciment pour les lier ensemble. L'^xacfitude des ouvriers à^couper les pierres , à le» tailler et à les polir par le dedans bien mieux qu'elles ne le sont par le dehors , a suppléé au ciment. Presque toutes les plates -bandes gui cou- .vreht les ouvertures intérieures des portiques ont quinze à seize pieds de long.
L'histoire ne donne aucune connoissance précise ni du temp de la construction de cet amphithéâtre, ni du nom de celui qui Ta fait construire : quelquesuns veulent que ce soit Agrippa du temps d'Auguste pqijir illustrer sa nouvelle colonie , mîais sans fondement.; d autres out cru que cMxÀi Adrien qui contera ce lieu et les spectacles qu'on y donnpit à la Aiémoire de Plotine; mais je. me persuade pltis aisément que c^est; l'empereur Antonin le Pieux , origiliaire de cette viMe^ qui voulut laisser cette Qiarque d'honneur 4 de peconftoissance à sa patrie.
IHSTORIQUE. 4o^