MÉMOIRE HISTORIQUE
leurs seigneuries f et lesdits officiers sur la connoissance qu'ils aujront des usurpations et exactions. . . faites par lesdits seigneurs, ou leurs fermiers, audalà des droits pgrtcfs par l^it état, soit qu'il y ait plainte ou non. » *
Il y a 4onc beaucoup de Tonformité entre les grands jours et les assises. Le but de ces 'deux ëta- 'blissemens a été égaleine«atKle réprimer les abus qui s'introduisoient dans Tadministration de la justice, ainsi que d'affrânclrir les peuples des usurpations des seigneur^ , et de l'étendue injuste qu'ils se permettoient de dcfnner à*leurs droits et à leur autorité.
Mais ils diffèrent d'ailleurs essentiellement dans Téteridue de leur pouvoir. Les grands j.ours ainsi que les pa];lemeils exerçoient une justice souveraine 5 ces tribunaux rendoient des arrêts à l'instar des parlemenâ que l'on ne pouvoit attaqtier par la T©ie de Tappel.
Une seconde différence entre les assises et les grands jours, c'est que les assises sont un droit attaché à la juridiction, au Keu que les grands jours tJtoient un tribunal extraordinaire qui a voit besoin d'un établissement particulier, appuyé de lettrespatentes soumises à la formalité de l'enregistrement. La déclaration du* roi, qui ordonna la tenue des grands jours à Clermont,'est du 3i août i665, registrée au parlement le 5 septembre suivant. M. de Novion , président à mortier , fut établi président de ce tribunal ; M. de Caumartîn , maître des requêtes , nommé pour tenir les sceaux 3 et 'MM. le Cocq de
SUR LES GRANDS JOURS. J^ll
Corbeville , Noël le Boulets, Guillaume Hébert, CQnseillers en la grand'chambre 5 Charles Blalo , Charlés Tronçon , Henri Boivin de Vaurouy , Charjès Gaillard, Léonard des Trapes dePressay, Charles de Vassaut , Aatoine Barillon , Achilles Barentin , Jean Bochard, Jérôme Le Pelletier, René Le F^vre de4a Fallûère, Jean Nau et Joly de Fleury, conseillers aux étiquetes, pour commissaires et assesseurs; enfin M. Denis Talon, avocat général, pour exercer les fonctions du ministère public.
« Les magistrats qui composaient ce redoutable tribunal en ouvrirent les séances le a8 septembre ; et , par «n arrêt du 5 octobre , ils députèrent M. Le Pelletier dans la haute Auvergne, M. Joly de Fleury dan» là Marche , et M. Le Fèvre de la Falliïère dans le Bourbonnois, avec commission spéciale d'y faire arrêter et conduire à Glermont tous les accusés contre lesquels on avoit rendu plainte.
Nous avons cru ces éclaircissemens nécessaires pour l'intelligence de l'écrit qu*on va lire.
4'^2 £](:trait de la relation