‹ Œuvres complètes de FléchierChapitre 22 sur 181 · LETTRE XXXIII · texte numérisé non relu

LETTRE XXXIII

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Me voioî revenu de la. campagne, monsieur, et prêt à partir pour les états qu'on Va tenir à Montpellier. Il est juste que je vous fasse mes remercîmens de la bonté que vous avez de me continuer vos soins pour m'apprendre ce qui se passe dans le monde. Il y auroit bien de quoi moraliser sur plusieurs événémens si l'on étoit à portée de se voir et de s'entretenir quelquefois; mais les histoires peuvent se mander, et il faut l'etenir ses réflexions. La paix doit donner une grande joie à tout le royaume, et je m'étonne qu'on ne la ressente pas à Paris comme on devroit. La remise de la capitation et d'autres impôts font voir l'impatience que le roi a de soulager son peuple , et nous jouirons à l'avenir de beaticoup de douceur et de tranquillité. Que les ennemie aient une ville dfe j)lùs ou de moins, c'est l'aflRiire du roi qui , par générosité ou par religion , a bien voulu

âo LETTRES

la leur remettre. J'attends ici, dans peu de jours, M. TarchevéquQ dq Toulouse à son passage. M. Vatchevéque d'Arles eH.fQi-t mal , et Ton ne croit pas qu'il enpui^ revenir. Ainaez-moi toujours, et croyez qu'on ne peut être plus parfaitement que je le suis, Totre, etc.

A l^isnies, ce lo ooveiQbrQ 1CS97.

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