LETTRE XLI
As FSLICtTÀTlON ▲ M. DB PORTCHAETEÂIH ^ SUE SA PEOUOTIOI» ▲ LA DIGRITB DB CHâSCBLIEE.
Comme personne ne s-'intéresse plus que moi, mon* seigneur, à votre satisfaction et à votre gloire, personne n'a eu plus de joie de vous voir ëlevë à la dignité de chancelier. Le roi , après vous avoir confié l'administration de ses finances , ne pouvoit remettre en meilleures mains l'autorité de sa justice. Il sait bien qu'il trouvera en vous la même fidélité et le même zèle pour son service dans les charges différentes dont il vous honore, et que, si vous avez fourni les moyens de soutenir l'État dans les temps difficiles, vaussau^ rez bien y maintenir ou y rétablir l'ordre et l'équité dans ce temps de paix et d^ tranquillité publique. Agréez , monseigneur , que , dans la foule des complimens dont vous êtes accablé, je fasse passer le mien jusqu'à vous, moins considérable à la vérité, mais peut-être plus sincère que beaucoup d'autres. Nous vous voyons avec plaisir dans la place où vous deviez être , et que vous remplissez déjà si digne-
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tnent ; et, comme vous ne pouvez plus croître en honneur et en dignité, il ne reste plus rien à vous souhaiter, sinon que vpus jouissiez long- temps d'une charge , dont les fonctions sont toutes grandes , toutes utiles , et même agréables au public , et que vous me croyiez avec autant d'attachement et de respect que je le suis , monseigneur, votre , etc. •
A Nismes, ce 34 septembre 1699.