LETTRE LUI
i>B PIBTB ▲ LA SOEUR ÂKGSLIQUB DU SÂUfT-ESFRIT DB CAMARBT, RELIGIEUSE DE SAINTE-CLAIRE A BJ^ZIERS..
J'aï une grande consolation, ma chère sœur, d'apprendre celle que Dieu vous donne dans la profession
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religieuse que vous avez embrassée. Votre vocation m^a paru sincère et si bien (éprouvée que JQ nV pas doute qu'elle ne fût suivie des bénëdictions nécessaires pour la soutenir. La joie intérieure que vous ressentez , TafTection et Festiipe que vous avez pour votre état, la facilite que vous trouvez dans i'exercice de Vf)tre règle , quoique austère , et le courage avec lequel vous renoncez à toutes' les vanités et les douceurs du monde me font croire que Dieu bénira vos bonnes intentions , et que sa grâce y qui vous a portée à commencer l'ouvrage de votre sanctification , vous donnera la force de laccomplir. Vous 6tes dans une sainte maison , et , "outre le secours de votre propre vertu , vous avez celui de tant de filles qui portent le joug du Seigneur depuis long-temps, et qui vous aideront par leurs exhortations et par leurs exemples à le porter aussi avec gaîté et avec ferveur, J'aiirois fort souhaité de vous aller voir en passant à Béziers , mais j^arrivai tard ; je craignis de troubler Tordre de vos exercices réguliers , et je fus obligé de partir de grand matin. J'aurai peut-être quelque autre occasion de vous voir, et je vous assure que fe ne la perdrai pas , et qu'il ne vous en coûtera plus We sacrifice ni de mortification. Cependant souvenéz-vous de moi dans vos plus ferventes prières, et croyez que je serai toujours en Notre- Seigneur, ma chère sœur, votre, etc.
A Tïismes, ce 3 npyembre T701.