‹ Œuvres complètes de FléchierChapitre 49 sur 181 · LETTRE LXXII · texte numérisé non relu

LETTRE LXXII

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CAOftBSS PAR LSS TASATI^^IIl^

Je ne manquerai pas dq solliciter M. de BasTiIIe, monsieur, de you3 envoyer les secours dont vous pouvez avoir besoin. II me promit de chercher quelque moyen de payer votre garde pour le passé, et de vous fournir un détachement de troupes pour vous garder à Taveair. Il est à Uzès ; je Fattends tous les jours ici , et je renouvellerai mes instances pour vous mettre en sûretés Jamais temps ne fut plus malheureux que celui-rci. Les dangers deviennent toujours plus grands, et it semble qu'on ait toujours plus de peihis à *étre assisté. ^Rien ne coûte à ces' scélérats pour faire du mal , et tout coûte quand il faut secourir des gi^ns de bien. Ceux qui gouvernant sont bien embarrassés, quelque bonne intehtiofi qu'ils aient« Il sort des ennemis de tous côtés , et il n'y a ni assez de troupes ni assez d'argent pour tes rëprimef 5 cependant j'espère qu'on* les trouvera, et qu'on délivrera le pays des craintes et des malheurs qu'ils y causent. Pour ce qui vous regard^, je loue votre coutage et celui de vos confrères qui sont avec vous. J'ai cette confiance en Dieu qu'il Vouih conservera, et

DE Fl^àcHlflR. III

que Yoas résisterez plus par votre foi eC par yps prières que par les armes de ceux qui vous défendent des lions rugissans qui rôdent autour de vous pour vous dévorer. On est actuellement après eux ; les troupes d'ici et d'ailleurs ont iparchë ver$ Uzès et vers le Saiht'-Esprit, pour toi^ber sur cetjte troupe audacieusQ que M. de Julien poursuit* Dieu veuille bénir ceux qui combattront pour sa religion, en attendant que M. Fintendant vous envoie des troiip^ 5 à quoi je travaillerai efficacement ! Je vous envoie dix louis d'or dont vous vous servirez pour payer vos soldats^ Encouragez toujours votre peuple, confirmez ceux qui se soutiennent, relevez ceux qui tom^nt, nourrissez-vous de la^parole de Dieu les uns et les autres, et croyez-moi , monsieur , tout à vous , etc.

A Kismes, ce 3 jiinTÙnr 1703.

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