LETTRE LXXIV
t»X Pliti À UH CURB I PODR L^IVCOUKAGBE COHTRB LES FRATXCftS CACSÉBS FAR LBt PABATIQUBS.
Je suis arrivé heureusement ici , monsieur , le même jour qu'on porta le corps de M. Paul à Bernis où je passai. On ne peut assez déplorer les malheurs qui nous affligent ; mais Dieu ne permettra pas que l'enfer prévaille. Voici des troupes qui arrivent dé tous côtés, de Provence, de Catalogne, d'Allemagne, d'Italie, et j'espère que nous serons en sûreté. Quoi qu'il en soit, nous cherchons d où nous peut venir le secours , et il nous doit venir du Seigneur : Auxïlium nostrum à Domino. Je vouS écrirai plus au long. Saluez les curés qui sont avec vous. Je
DE FL£CHI£R. tl3
sondai à totis les Biôyenà â^ vous ccmsder. Je suis de tout mou cceiif, monsieur, votre, ela
A TÎMiBC», ce 17 janvier ijoS.
LETTRE tXX\.
SB CIVILITB ▲ MAOAMB DB BOUCA&D, BBI^IBUSB, SDR LÀ GRAIHTB DBS FAKATIQOBS.
GiiACËs à Dieu , uKidame, me voilS arrive heureu^ semént dans mon diocèse e^dans ma maison.* Je û'sft craint ni prévu 2Mlctlh.|^ëtil dans mon petit voyage, et ie secours de vos prières iKi'én eÂt ^garanti s'il, y eti avoit eu. Je vous suis pourtant obligé d^Vôk eu quelque inquiétude sur mon sujet. L^approche tles troupes du roi a bien arrêté Tiiisolence de quelques esprits malintentionnés, qui se sont «1 peif trop, manifestes. Ces troupes arrivent ici après demain, et ceux q/xl vous ont fait craindre craindrotiVà leur tour. Il faut se confier en pinu, le prier, le servir et obtenir de lui la paix que lui seul peut donner aymonde et à la province. Je «alue toute votre comhiunauté, ef sttis^ madame, parfaiteonent à vous, etc.
A Tïismea , ce a9 janTÎer 1708.
LETTRE LXXVL
1>B PIBTB 1 Ll 80BUB AKGBLlQCB DU BAIBt-BSPtlt.
Je suis bien aise, ma chère sœur, que votre santé soit rétablie, et que vous soyez eh état de suivre la
Il4 LSTTRKS
commnnaulë dans toûttft les obMrrances de lâ règle.
Voici le saiilt temp» de carême^ qm est une saison 4e
bënédiction qee Jésus -Christ a consacrée par sa
retraite et par son jeûne. Il &ut se retirer au dedans
de soi , et , dans sa solitude intérieure , se défaire de
tout ce qui peut avoir rapport au monde. On n'y doit
penser que |iour dé]^lorer le mal qui s'y feit, et pour
femercier Dieu des dangers dont il nous a retirés.
J'ai beaucouj(^ '^e joie d'appr^sdre ^se les petits
•rnemgis . que je voua ^i envoyés vous aient para
convenabies à la dévotion qu|S vf us^viez eue. Je vous
piie de contipuir4es gri^^^ ^^ l^s vœux que vous lui
adressez poi^. mpi dans ce tenB^ fâcheus ou tou»
ilos nouveaux couverib se .révoltent et exepcent mille
cruautés oonti'e les cs^tholiques. Priez pour les prêtres ,
pour la r^igÎQn-^et p^r TÉglise^ Je vous envenai
mes sermons par la pi:emière;€omm«j^itë. Xi^moignea
à votre révérende ^àre et k toutes vos chères sœurs
la neconnoissauce que j'ai des pri^s qu'elles font
pour moi| et croyez que je si»s paffaitmient en
* Jlotr^-Seigneur, ma <riièi>e sœur^ v^e, etc.
A Nisfnes , ce Mo février 1 70^