‹ Œuvres complètes de FléchierChapitre 92 sur 181 · LETTRE CXXXV · texte numérisé non relu

LETTRE CXXXV

ASCOUMABI>ÀTiOBr rOCR UK HOHHB ACCVêi d'vs dUMB , A MADAMB LÀ. PRKSIDBRTE DBCILLET.

Il n'y a qu'à commencer, madame , comme vous voyez. Une sollicitation attire l'autre ; et , pour peu que vous nous mettiez en honneur auprès de vous, aacun plaideur ne voudra partir d'ici sans être muni d'une de nos lettres , et vous pouvez vous attendre à souffrir une persécution qui ne serapeut-^tre pas toujours pour la justice. Pour moi , madame, je m'en jus^ tifie paor avance, jet je déclare que j'aime mieux manquer de discrétion que de charité. Après cet exorde, je viens au fait. Celui qui aura l'honneur de vous demander votre protection est de sa profession maître

DE FLÉGHIEB. 1^5

d'école. Il n'est pas autrement savant ^ mais il sie&t trouvé brave. 11 a défendu plus d'une fois le clocher de son village contre une troupe de fanatiques \ il â poursuivi et battu ces gens4à en plusièi^rs rencordres; il en a tant tué qu'un meurlre s'étant fait datis sa pa* roisse on a voulu croire que c'étoit lui qui 1 avoit fait. On l'a arrêté , mis en justice ^ absous , déclaré innocent, et absous par le présidial. Il s agit d'être innocent au parlement. C'est votre protection qu'il vous demande 9 et moi l'honneur de me dire, madame, votre, etc.

A Kisraos, le i4 j*till('t i^oS.

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