‹ Œuvres complètes de FléchierChapitre 98 sur 181 · LETTRE CXLIX · texte numérisé non relu

LETTRE CXLIX

sa CIYILITk BT DB PIBTB A M. LB rBLLETIBU , SUB I.A TBARÇLATIOM D|t M. SOU riLS A OBLBAlf».

J'ai appris, monsieur, la nomination de M. Févéque d'Angers à Tévéché. d'Orléans, comme j'apprends toutœ qui vous regarde avec la satisfaction que vous' en pouvez avoir vous-même. Quoique je sois persuadé que ni vous ni lui n'avez pas eu grande part à cette translation, et que la chair et le sang ne l'ont pas révélée , je n'ai pas laissé de m'y intéresser et de croire que la Providence avoit voulu le tirer de son église pour lui donner lieu de faire déplus grands fruits dans une autre. L'empressement qu'on a eu à le choisir et à publier ce choix , l'envie de le voir , l'ordre de priser son départ sans avoir égard à son indisposition, marquent assez qu'on a eu quelque dessein suc lui ^ et ce ne pouvoit être que pour la gloii^e do Dieu et pour l'utilité de l'Église. Je ne me réjouis donc pas avec vous, monsieur, comme j|e ferois avec un autre qui regarderoit cette distinction comme ime espèce da

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fortune, qui verroit approcher un fils du reste de sa fennille, et multiplier du moins en sa personne les honneurs et les dignités ecclésiastiques. Quoique cetle nouvelle élection n'ait rien qui ne paroisse canonique , et qu'il n'y ait ni plus de revenu ni plus de grandeur, je m'imagine aisément que ces sortes de changemens ne sont pas de votre goût; que M. l'évéque d'Angers vous paroissoit assez bien placé ; et que vous aimeriez mieux le voir suivre sçn premier établissement que d'en fonder un nouveau , et faire valoir en repos un champ qu'il cultive depuis long-temps , que d'aller entreprendre un nouveau travail, et faire, pour ainsi dire , un second marché avec le Père de famille. Agréez, monsieur, que je vous dise ainsi mes sentimens et que je devine les vôtres , et que je vous assure que personne ne vous honore et n'est plus parfaitement que je le sqis , monsieur, votre, etc.

A liisincsy ce 3 avril 1706.

«Q^PI.IM«9T A M. »'oaBX, SVA LA ROHIBATIOIC DB M. SOU RETCO A L^ivIcHB D^KGERS.

Je souhaitois depuis long -temps, monseigneur, que Dieu et le roi nQus donnassent M. l'abbé Poncet poui^ confrère. 11 le méritoit. 11 Test dans un siège fort honorable, assez près de Paris ; hélas ! un peu loin d'ici. Bon air, bon pays, honnête revenu. Ce sent de tels choix qui font honneur à ceux qui les

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font , qui sont utiles à TÉglise , et qui réjouissent tout le monde. Personne ne prend plus de part que moi à rëlëvation du neveu et à la satisfaction de ronde , ëtant depuis long-terop^ ami, voisin, confrère, et, avec un sincère et respectueux attachement, monseigneur, votre, etc.

A NismeB , ce 1 1 avril 1 706.

LETTRE CLl.

cofiruiisnT a m. i.\b»b porckt , ronmê a v^byIchb dVagbbs.

Vous voilà , monseigneur, où je vous souhaitois, et où vous deviez être depuis long*temps , tout jeune que vous êtes. Les qualités que Dieu vous a données pour remplir les fonctions de TépiscOpat, les talens que vous avez exercés soit dans le ministère de la parole , soit dans la conduite d'un diocèse , et les ser-r vices que vous avez rendus à TÉglise dès que vous y êtes entré nous donnoientle désir et Tespérance , et à vous le droit d'y être élevé comme vaus Têtes. Personne ne vous Fenvie, personne ne demande pour^ quoi. Pareils choix réjouissent tout le mondç , et moi surtout, qui suis avec une ancienne amitié et ua respect oncore plus tendre, monseigneur, votre » etc.. A Nitnies , ce 11 avril 1706.

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