‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 2)Chapitre 111 sur 117 · SUR LA VITESSE DES DIVERSES LUMIÈRES · texte numérisé non relu

SUR LA VITESSE DES DIVERSES LUMIÈRES

En terminant cette Notice je dois me féliciter d'avoir vu l'illustre doyen de l'Académie, M. Biot , donner son assentiment aux suppositions à l'aide desquelles je suis parvenu, au commencement du siècle, à concilier certaines mesures de la déviation prismatique de la lumière des étoiles avec le système de l'émission. Dans ces expériences

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j*avais trouvé exactement la même déviation en obserraot, à travers mi prisme, les étoiles vers lesquelles la Tem marchait et les étoiles situées à Topposite, quoique, d'apris le calcul , la différence relative de la vitesse des rayons des deux étoiles étant de ^ (le double de la vitesse de la Terre ) eût dû donner une différence de déviation de près de 30 secondes K

Cette même supposition que les corps lumineux émettent des rayons avec toutes les vitesses possibles et qoe dans Tensemble de ces vitesses une seule produit la se&sation de la lumière, rend compte aussi de Tégalitéde vitesse apparente des rayons de toutes les étoiles. Une pareille égalité avait d'autant plus besoin d'être expliquée qu'en supposant la lumière matérielle, les molécules après s'être élancées sont soumises à l'attraction du corps d'où elles émanent, et que, sans donner à quelques étoiles des dimensions improbables , la vitesse de leurs rayons pourrait être non-seulement affaiblie d'une manière sensible, mais encore réduite à zéro.

J'ai prouvé aussi qu'une portion très -notable de la lumière qui émane des corps solides incandescents (d'une masse de platine rouge blanc, par exemple) vient de l'intérieur du corps. Tout ce qu'il y aurait d'extraordinaire dans l'égalité de la vitesse de deux rayons dont l'un est né au sein de la matière du platine et l'autre à sa surface, disparaît à l'aide de l'hypothèse en question. Alors, aussi, personne n'a plus le droit de s'étonner que les lumières terrestres, que celle d'un ver luisant, par exemple, se

if Voir page 562 de ce volumet

BT DES ONDES. 599

rteni précisément comme la lumière solaire ou celle 'Hoiles.

''^ n'ajouterai plus que quelques mots pour rectifier

erreur qui a été commise sous le point de vue histo-

•ie : on a imprimé que mes observations, à travers un

le prisme achromatique, d'étoiles situées dans la direc-

^ i du mouvement de translation de la Terre, et dans la

. ection opposée, avaient été faites à la suggestion de

. Laplace; l'illustre géomètre a bien voulu seulement

.iiîer son approbation à mes recherches après avoir

.judu la lecture de mon Mémoire.

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