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CHAPITRE XI

QUELLES MODIFICATIONS LES GIRCONSTANCES ATMOSPHÉRIQUES APPORTENT-ELLES A LA SCINTILLATION?

i Quand l'atmosphère est humide et agitée par des iwnts impétueux, dit Kepler {Stella nova) , les astres ont une vive splendeur ; ils paraissent grands , et leur scin- Wlation a plus d'intensité.

* Dans un autre endroit il s'exprime ainsi : « Il est faux •que la scintillation tienne à des changements dans l'atmosphère. »

Scheîner assure avoir observé aussi que le phénomène de la scintillation est plus apparent dans un temps humide que dans un temps sec.

Pour combattre l'idée que la scintillation dépend d'exhalaisons ou de vapeurs répandues dans l'atmosphère, Musschenbroek remarque qu'en Hollande, c lorsqu'il fait excessivement froid, lorsque la gelée est intense et que le temps est serein en hiver, toutes les étoiles scintillent très-vivement. »

M. de Humboldt assure que , dans les régions tropicales, l'arrivée de la saison des pluies est annoncée plusieurs jours à l'avance par la scintillation des étoiles élevées.

M. Biot dit que la scintillation s'observe principalement aux approches de la pluie, lorsqu'elle va suivre une longue sécheresse, t Le tremblement des étoiles est alors si marqué, ajoute- 1- il, qu'il devient un signal pour les matelots. » {Traité (T astronomie physique , tome i", p. 289, 8* édition.)

Le Traité de météorologie de M. Ksemtz renferme l'observation suivante :

« La scintillation est très-marquée quand des vents violents régnent dans l'atmosphère, et quand le ciel est alter- , nativement serein et couvert. »

Je réunirai maintenant les observations d'où il paraît , résulter que, dans certains lieux et dans certaines sai- ^ sons, les étoiles scintillent peu ou ne scintillent pas du , tout.

La Condamine disait avoir constate que , dans la portion du Pérou où il ne pleut pas, la scintillation est

loindre que dans nos climats. {Mémoires de V Académie 3s sciences, 1743, p. 31.)

Garcin annonçait à l'Académie des sciences, en 1 743, a'à Bender- Abassi , sur le golfe Persique, pendant la îcheresse extraordinaire qui règne dans ce port, au pintemps, en été et en automne, les étoiles ne scintillent as. «Leur lumière, dit-il, est pure, ferme, éclatante, ins nul étincellement. Ce n'est qu'au milieu de l'hiver ne la scintillation, quoique très -faible, se fait aperîvoir*. »

Garcin ajoutait qu'au Bengale, par la latitude de Bener, mais dans un climat humide , il avait vu les étoiles rfntiller.

Au retour de son voyage dans l'Inde, Le Gentil assulit qu'à Pondichéry, dans les mois de janvier et de février, » étoiles n'ont aucune scintillation. {Mémoires de VAcaémie des sciences, 1771, page 264.)

Beauchamp écrivait à Lalande qu'à Bagdad les étoiles le scintillaient plus dès qu'elles étaient parvenues à 45 legrés de hauteur au-dessus de l'horizon.

Citons maintenant les ouvrages de M. de Humboldt, c savant illustre, à qui rien n'a échappé dans ses 'oyages ; nous y trouverons des faits moins absolus que «ux qui précèdent, et qui, par cela même, doivent nspirer plus de confiance.

Au commencement d'avril, sur les bords de l'Orénoque, )ar une atmosphère très-humide, aucune scintillation ne âe faisait remarquer dans les étoiles, pas même à 4 ou

L Garcin dit qu'à Bender-Abassi , le printemps, Tété, Tautomne 8e passent sans qu'il se dépose la moindre rosée.

9 DE LA SCIXTILLJkTIOX.

a lierres de hmenr ao-desèo^ de rhorixon. (Belaiùm AûiiW;=Ai?. î. n. p. 256."

Ikzis li Tii;^ de Tay Teoezoda . par lO" 17' de lati- •3ïfe DiîTC- *r 9 fê^Tier. malgré uar extrême sécheresse, IL ce Ht^':*: "<i: \ r-ysiî les é: >r.es scisu Jer jasqa'à 80 desriî ôf bi:rxc'ir- R^l^ion kisêoriqme. t. n, p. 48.)

Ordizairrci^fi: 'i scinù^Iatic-a E*est pas sensible à Ogrura 2::-«iessi5 *ie 25 de^ré? de hsnteor. Cependant, jes ±i ec 26 :•:: ibre, le :hr=r:ï»z>è:re ê'ant descendu rapiie^nei^ \ 2o îr.zrê< ^^cr-fr^^cSes, e'/.e devint très-appar^îLK 'jzsiTii^ lÀzizh^ M. de HuesIx^a;: croit, en générai, intr- iizs rere I>:^î'::ê particuiière . le phénomène ae ZLâJiii-^sir zi':iz<5 s:::5 ^îzd^:r::^^r de rhiriidité qu'à cause 'fe 7i»tifrie rffr::-ii55er::en; s*:bi: de ratmo&pbère« !ai:ce zrziiiLrrile fersi: j'^t^ le oSange de coorairilj a»::^fi?^'- -îc d»=5c.e-«i«i::s de tes^rauires diflërentesk iK^s-ja T-rrr: ::.-?, t. n, p- SIT.^

Usi^rT f^h, ec ITSS : t Xai :oGjMr5 remarqué que js i3r:c« 'iiiîTçaie? resdest les êtkxles singaUèremeot

M. ferkar ce Siiissore assure q!>? les é&oiles ne sein- ^îïLeii: jas i!i E:-.:ssr , à o^îes qa*ii n'y ait one ai

Ot rî?i.iî. fxr^?rK«D?rt s!ï?2l:er. mérite, i U -isirii*- jT ±LTr 7*~.^ci::c: des exœuests otieenrai âant TEiîise 5n

L âoiin rei jsxç rîbataç des opîzcioiis couranleB

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a scintillation observée au sommet des hautes montagnes, j'il faut en croire ce que rapporte Saussure de ses observations sur le col du Géant :

Au col du Géant, dit le célèbre naturaliste, on vit toujours une scintillation très -forte dans les étoiles voisines 3e rhorizon, dans la Chèvre, par exemple. «Le 2 juillet, k minuit, la Lyre, le Cygne, l'Aigle et leurs égales en [lauteur, n'en avaient absolument aucune. Au contraire, le 6 (malheureusement l'heure n'est pas indiquée), je voyais beaucoup de scintillation à Arcturus, assez à l'Aigle, un peu au Cygne. La Lyre seule en était exempte. » [Voyaye au col du Géant, t. iv, p. 301.)

Toutes ces observations ont besoin d'être répétées par des méthodes moins sujettes à erreur. Ce sera alors seulement qu'on pourra inscrire dans la science, comme des faits constants, qu'il existe des lieux, des saisons, des jours et des hauteurs où les étoiles n'éprouvent aucune scintillation.

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