CHAPITRE X
I5rLTX5CI srPPOSÉE DES DISTAÎÇCES DES ASTRES Sr» LEUR SCniTn.LATIOX
Copernic croit à Tinfluence de la distance des ai SJT le-ir èiiirir.lation ; témoin ce passage de son ou^
« <>j'2 y sdt une énorme distance entre Saturne, pi-iî é^iolzuè^ des planètes, et la sphère des étoiles ç'es: W: cot- d^ontre la scintillation de celles-ci, carc\ K 'M2ij/sAsri qx, Ifs distingue surtout des planètes. »
Copernic n'avait évidemment observé la scintillation
d'aucune planète. Mais, lorsque Tycho soutient aussi que
la scintillation des astres est dépendante de leur distance ;
lorsque, dans le tome i" des Progymnasmata^ chapitre vi,
p. 401, il dit, à l'occasion de l'étoile nouvelle de 1572 :
« La belle , la brillante scintillation de cet astre démontre
qu'il se trouvait dans la suprême et immense région des
fixes; bien loin , par conséquent, de celle où s'opèrent
les révolutions des planètes, » on se demandé comment
Tycho peut concilier ces paroles avec les observations
qu'il a faites de la scintillation de Mercure et de Vénus*
Quant à Kepler, il entend prouver que la distance
n'influe pas sur la scintillation, en faisant remarquer que
'iandis que Mercure et Vénus , planètes voisines , scintil-
%nt beaucoup, Jupiter et Saturne, planètes éloignées,
fce scintillent pas. Mais dans ce raisonnement Kepler
'oublie l'angle sous-tendu qui peut influer et qui influe
réellement beaucoup.