‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 2)Chapitre 22 sur 117 · Voir plus loin § 3 de TAppendice qui suit cette Notice · texte numérisé non relu

Voir plus loin § 3 de TAppendice qui suit cette Notice

car l'atmosphère, agissant alors comme un prisme imparfait, peut envoyer à l'œil différentes couleurs, suivant les inclinaisons diverses que doit prendre la surface ondiileuse. »

• Comment M. Forster n'a-t-il pas vu que, dans i hypothèse, toute étoile scintillante se présenterait à F nu, comme dans une lunette, sous la forme d'un spei prismatique d'une certaine longueur et à couleurs séparées, et que la réfraction atmosphérique éprouve même à de grandes hauteurs, des changements inté mittents qu'aucune observation n'a signalés? ^ i

§ 33. — M. Capocci.

M. Capocci , directeur de l'observatoire de NaplesA inséré dans le second numéro des Comptes rendus i r Académie de Naples , pour i 842 , sa théorie de la scitf tillation. i

M. Capocci voit dans la scintillation deux phénomènl distincts : la formation des rayons divergents qui seâ blent partir des étoiles dans tous les sens {rirraggié mento); et la scintillation proprement dite, en vertu dl laquelle la couronne de rayons s'étend et se resserre saH cesse par intermittence.

M. Capocci déclare d'abord que la cause des rayoi divergents est dans l'œil et non dans le corps lumineoi ce que personne assurément ne contestera. Je l'avertin même que la preuve qu'il prend la peine de donner é son opinion; que l'expérience, nouvelle sans doute fit* vant lui, dans laquelle il voit les rayons d'une étoi

tourner et suivre exactement le mouvement de la tête, est consignée dans un Mémoire d'Hassenfratz, dont Tanalyse a paru en 1809, tome xlix du Journal de Physique.

M. Capocci ne trouvera pas plus de contradicteurs

lorsqu'il annoncera que les rayons divergents dont les

images des étoiles paraissent entourées sont d'autant

plus étendus que les étoiles ont plus d'éclat. Il n'y a

pas une personne qui n'ait remarqué combien les étoiles

de première grandeur paraissent, à l'œil nu, occuper

d'espace dans le firmament; combien les images des

étoiles de quatrième et de cinquième grandeur sont, au

contraire, resserrées. Ceci est en quelque sorte un axiome

applicable aussi aux lumières terrestres. Mais en quo

toutes ces observations surannées donnent-elles des vues

nouvelles sur le phénomène qu'il s'agit d'expliquer?

Une étoile change d'intensité; les rayons dont elle semble entourée changeront simultanément d'étendue, c'est convrau de toute éternité : mais quelle a été la cause du changement d'intensité? Quand on dit, avec M. Capocci, c'est le défaut de transparence homogène de l'atmosphère, on tourne la difficulté, on ne la résout pas. Que sont d'ailleurs , dans cette prétendue explication , les variations de couleurs des étoiles , si manifestes même à l'œil nu, les changements singuliers observables dans les lunettes , etc. , etc. ? Laisser de côté ces traits saillants, ces traits caractéristiques du phénomène, lorsqu'on avoue avoir eu connaissance des efforts d'un autre astronome pour en rendre compte, c'est, j'ose le dire, plus que de la légèreté; c'est ne pas comprendre

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