Astronomie populaire, liv. XIV, chap. XI, t. U, p. 121 i
santé planète. Yoici ma réponse : Je n'ai pas trouvé que pendant les éclipses totales , anciennes ou récentes , les planètes voisines du Soleil aient été fréquemment , aient ^té facilement observées ; je n'ai pas remarqué, par exemple, qu'à l'occasion de l'éclipsé de 1842, on ait beaucoup iait mention de Mars qui alors n'était pas très-loin de sa conjonction. Or, pendant cette même éclipse, beaucoup de personnes ont vu à l'œil nu les proéminences rougefttres se dessiner nettement sur l'auréole nacrée et trèsbrillante dont la Lune était entourée. Ce simple rapprochement justifie, si je ne me trompe, toute assimilation qu^on aurait besoin de faire, quant à l'éclat, entre les proéminences et les planètes.
Après s'être étendu sur les discussions savantes qui
avaient surgi à l'occasion de l'auréole observée autour
de la Lune pendant l'éclipsé totale de 1715, et aussi à
Foccasion de certaines lueurs serpentantes, remarquées
sur diverses parties du disque, etc., Fontenelle disait :
« Si l'on ne s'était mis en peine, dans cette éclipse, que
de ce qu'il y avait de purement astronomique, on en aurait
été quitte, pour ainsi dire, à bon marché. Mais on s'est
i attaché aussi au physique, et il a produit à son ordinaire
beaucoup de difficultés et d'incertitudes. »
En 1842 et en 1831, les difficultés, les incertitudes
[ n'ont pas été moindres qu'en 1715; seulement, le cadre
r de l'astronomie s' étant élargi, personne ne dirait aujour-
d'hui qu'en cherchant dans les phénomènes quelques
notions nouvelles sur la constitution physique du Soleil
et de la Lune, on s'est jeté dans le physique. La manière
i dont les sciences se développent est trop bien appréciée,
pour qu'uii esprit droit pût, à notre époque, s'aff en voyant des difficultés sortir de Texamen approl d'une question : des diflBcultés bien définies, des < cultes nettement caractérisées sont des demi-découve En tous cas, les études auxquelles je viens de me 1 montreront que je ne me résigne pas aisément à ren^ la solution des problèmes astronomiques à des épc indéfiniment éloignées.