DE LK RÉFLEXION CONSIDÉRÉE COMME MOYEN DE POLARISEB
La i^éflexion sur des miroirs diaphanes fournit, conÉ nous venons de voir, un critérium propre à faire * lijiguer les rayons polarisés des rayons ordinaires, m
ons ajouter qu'elle est aussi un moyen de polariser la iîère.
?aîtes tomber, par exemple, un pinceau de rayons urels sur un miroir de verre ordinaire et horizontal , manière que l'inclinaison comptée à partir de la sur- 3 du miroir soit de 35* environ. Une partie du pinu traversera le verre; l'autre se réfléchira. La portion échie est polarisée comme le serait le faisceau ordire sortant d'un cristal dont la section principale coïnîrait avec le plan de réflexion, în efiet, si l'on analyse cette lumière partiellement Schîe, à l'aide d'un cristal dont la section principale icide avec le plan de réflexion, elle ne s'y bifurque , on n'obtient qu'une image ordinaire. Ce même ceau réfléchi ne se divise pas davantage en traversant ristal quand la section principale est perpendiculaire >lan de réflexion ; seulement il donne alors une image ^aordinaire. Dans toute autre position on a à la fois ge extraordinaire et image ordinaire. L'intensité de B-ci est exprimée par la formule F cos^t dans laquelle st l'intensité totale du faisceau sur lequel on opère et t gle que la section principale du cristal forme avec le 1 de réflexion. Cette formule, comme on voit, coïncide D celle que nous avons donnée pour le faisceau ordi- :e dans le cas de deux cristaux superposés. Le plan réflexion fait ici l'office de la section principale du mier cristal; c'est donc dans ce plan que le rayon A polarisé en se réfléchissant, kvant d'affirmer toutefois qu'il y a identité entre l'esse de polarisation que la réflexion partielle opérée sous
308 NOTICE SUR LA POLAftISATION
certains angles à la surface des corps diaphanes imprime à la lumière, et celle qui résulte de la double réfraction, il faut soumettre le rayon polarisé par une première réflexion à répreuve de réflexions nouvelles.
Ces secondes réflexions rejetteront évidenmment la lumière de haut en bas, si le miroir est au-dessus du rayon; de bas en haut, s'il est au-dessous; de droite à ] gauche, si le miroir se présente au rayon par sa face de droite; en sens contraire, s'il se présente par la face de ' gauche. !
Quand le second miroir est au-dessus ou au-dessous du rayon , de manière que le nouveau plan de réflexion ■ coïncide avec l'ancien, il y a réflexion partielle sous toutes les incidences. Quand, au contraire, ce uiiroirse présente au rayon par sa droite ou par sa gauche et de telle sorte que le nouveau plan de réflexion soit perpendiculaire au premier, toute réflexion cesse dès que l'inclinaison est de 35* environ. Dans les positions intermédiaires du miroir et sous l'inclinaison constante de 35' à peu près , l'intensité de la réflexion varie proportionnellement au carré du cosinus de l'angle que l'ancien et le nouveau plan de réflexion foripent entre eux.
La moindre attention montrera combien cette expérience a de rapports avec l'une de celles que nous avons exécutées à l'aide d'un rhomboïde. Pour voir alors si le rayon ordinaire avait les mêmes propriétés sur tous les points de son contour, nous donnions au cristal un mou- ^ vement de rotation autour du rayon, de manière à placer !" successivement la section principale, et conséquemment ^ les pôles qu'elle renferme, de haut en bas, de droite à ^^
gauche, etc. ; c'est dans ces diverses positions que nous faisions tomber le rayon sur un miroir diaphane. Ici, nous avons laissé le premier plan réfléchissant immobile, €t c'est le second qui a tourné autour du rayon, qui a été présenté à ses divers côtés. Cette épreuve est évidemment analogue à la précédente, et le résultat est identique.
Nous pouvons donc afiirmer maintenant que le rayon qui se réfléchit à la surface supérieure d'un miroir de verre sous l'angle de 35* environ jouit à tous égards des mêmes propriétés que le rayon qui proviendrait d'un cristal dont la section principale coïnciderait avec le plan de réflexion.
Nous avons employé, dans cette expérience, un miroir diaphane; mais nous devons ajouter qu'il existe des corps opaques, tels que le marbre noir, l'ébène, des vernis, etc., qui sont également doués de la propriété de polariser les rayons qui se réfléchissent sur leur surface. Ces corps en tournant autour d'un rayon polarisé se comportent dans les phénomènes de réflexion comme s'ils étaient diaphanes.