e la différence de marche entre le faisceau ordi
naîre et le faisceau extraordinaire au sortir de la lam cristallisée ;
(2 a la signification que nous avons déjà donnée à cettt lettre précédemment ;
17 est le rapport du diamètre à la circonférence do cercle.
Cela posé, on a :
rimage ordinaire = cos*5 — sin 2i sin2(i — 5) sin* ir
Timage extraordinaire == sin*5 + sin 2i sin 2{« — 5) sin* « -t-.
Quand le faisceau polarisé a traversé deux lames, 3 doit y avoir dans la formule un élément de plus, savoir Tangle que forme la section principale de cette secoodB lame avec le plan primitif de polarisation. Appelons d angle a, toutes les autres lettres conservant les noénNi significations et 0'— e' étant la différence de raarcte produite par la seconde lame : Tintensité de Timag» ordinaire donnée par un faisceau de lumière homogèo» sera :
cos*5 + sin2a sin 2t cos2 (a+ i — 5) sin* w — sin 2(x cos2t sin2 (a + < — 5) sin* w
— cos* a sin 2« sin2 (a+ < — s) sin* ip ^
+ sin*asin2/sin2(a + i— 5)sin*ir ^ -.
L'image extraordinaire s'obtient en retranchant crfw formule de l'unité.
En calculant séparément d'après ces formules, hi
intensités des rayons de diverses nuances qui composent la lumière blanche, on obtient la teinte du faisceau ordinaire ou celle du faisceau extraordinaire, soit que cette lumière préalablement polarisée ait traversé une ou deipc lames cristallisées. Si dans le calcul on emploie, pour 0-e et pour o'— c', les valeurs correspondantes aux doubles réfractions individuelles qu'éprouvent les différentes espèces de rayons, on trouvera entre les formules et Texpérience le plus parfait accord, même pour ces cristaux où les teintes dépolarisées paraissaient n'avoir aucune ressemblancer avec celles des anneaux de Newton . Les phénomènes des lames minces où l'on avait cru voir une démonstration inattaquable du système de l'émission, qui semblaient nécessiter les mouvements d'oscillations les plus singuliers, qui avaient amené à distinguer, dans les molécules lumineuses, un axe de rotation, des pôles, un équateur, voire même une précession des équinoxes ; ces phénomènes, dis- je, ne sont, comme on vient de le voir, que des conséquences immédiates des lois si fécondes des interférences.