‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 2)Chapitre 97 sur 117 · OT · texte numérisé non relu

OT

.:nu Texisteri::

L Taide de therdont la coûte

- ':êcède, mes expé-

■ ^.rce que Texplica-

>r dans ce système

-' l'rs-difficile de soo-

-. Mr suite, impossibie

-T f L la vitesse du corps

-::::itf2ce sur la réfrac-

' -^çrments elle doit v

: i oiontrer qu'en sup- j

.- -- ^nt visibles que lors- !

-r iirr-edes limites déter-

• -''ncilierparfaitemeii!

-^ -i :vs limites qui déter-

- ••-i:i:îie il est probable,

..-. '-ifjale densité des

-V ji- i-?s rayons incga-

- -. ::•: deux personnes,

T .• !:• me prisme et dans

-■' -1^ -^ voir inégalement , - i^iK-. iuel qu'il puisse |

.'-^ -K'noiessur le genre ' ■•••■■'. :r :o< objets. Il m'a

-:icre oes essais bien dé- ' naines croisés, car les ...1 j ..'-:c i:eaucoup depw- /;

■) soit la grandeur de l'angle réfringent.

? pour communiquer à la Classe les expé-

faites sous ce rapport, que le temps m'ait

T les résultats de cette méthode à ceux que

nus à Taide des prismes achromatiques;

•nt , je me contenterai de remarquer que je

ce qui précède plusieurs conséquences astro-

'ssez importantes.

: 1° que les aberrations de tous les corps cé-

^U. qu'ils nous envoient une lumière propre ou une

réfléchie, doivent se calculer avec la même con-

^"sans qu'il y ait, à cet égard, la plus légère diffé«

ainsi que je l'avais déduit de mes premières expé-

'tîs;

ijue les phénomènes qu'on a expliqués par une aité dans la vitesse de la lumière, tels que l'aplice des étoiles sur le disque de la Lune quelques ndes avant l'instant de l'immersion, les déplace- .its dans les petites étoiles qui sont très- voisines des aides, etc., ne peuvent dépendre de cette cause; 3° Que l'hypothèse à l'aide de laquelle Piazzi a cherché expliquer les différences qu'on trouve entre l'obliquité le récliptique déduite des observations faites aux deux solstices , est totalement contraire aux expériences , puisqu'elle revient à supposer que la lumière solaire ne se réfracte pas comme celle des étoiles ;

4* Enfin que le pouvoir réfringent de l'air que nous avons déduit, M. Biot et moi, de l'observation d'un objet terrestre, doit être absolument égal à celui qu'on aurait trouvé si , dans nos expériences , il avait été possible de

du mouvement des astres; mais Tune des plus puissantes causes de changements dans la vitesse de la lurni^' paraît devoir être cependant l'inégale grandeur des diamètres des étoiles.

On trouve, en effet, par le calcul, qu'une étoile de même densité que le Soleil, et dont le diamètre serait m petit nombre de centaines de fois plus considérable que celui de cet astre, anéantirait totalement par son attraction la vitesse de ses rayons , qui n'arriveraient par conséquent pas jusqu'à nous; une étoile vingt fois pW grande que le Soleil , sans détruire complètement h vitesse des rayons qu'elle aurait émis, l'affaiblirait assoi sensiblement pour qu'on dût trouver une assez grawfe différence entre leur réfraction et celle des rayons so^ laires ; il suffirait même de supposer que le diamètre ffun astre fût une fois et demie plus grand que celui du Sold, pour que la vitesse de sa lumière, à la distance qui noflf en sépare, fût diminuée de sa ^~^ partie, el donnât, par conséquent, naissance à des inégalités de déviation qd, dans le second de mes prismes, s'élèveraient à IS*'. Or! paraît peu naturel de supposer que Sirius , la Lyre, Arcturus et quelques autres étoiles qui brillent d'un vif éclat malgré leur prodigieuse distance, ne sont pas égales au Soleil. Quoi qu'il en soit, on voit qu'à moins d'admettre comme je l'ai fait, que dans l'infinité des rayons de toute» les vitesses qui émanent d'un corps lumineux , il n'y a que ceux d'une vitesse déterminée qui soient visibles, ofl ne pourrait expliquer mes expériences qu'en diminuait outre mesure la densité des étoiles ou leurs diamètres; on arriverait, par exemple, à ce résultat singulier, que

ans le nombre infini d'étoiles dont la voûte céleste est arsemée, il n'y en a pas une seule de même densité que i Terre, et dont le volume égale en même temps celui u Soleil.

11 ne sera peut-être pas inutile de noter que les obserations dont je viens de rendre compte et la supposition ai les explique se lient d'une manière très-remarquable n expériences de Herschel, Wollaston et Ritter. Le pretter a trouvé, comme on sait, qu'il y a en dehors du )ectre prismatique et du côté du rouge, des rayons inviibles, mais qui possèdent à un plus haut degré que les jfyons lumineux la propriété d'échauffer ; les deux autres Tiysiciens ont reconnu, à peu près dans le même temps, ^ae du côté du violet il y a des rayons invisibles et sans lialeur, mais dont l'action chimique sur le muriate d'ar- «rt et sur plusieurs autres substances est très- sensible, ies derniers rayons ne forment-ils pas la classe de ceux ixquels il ne manque qu'une petite augmentation de tesse pour devenir visibles, et les rayons calorifiques ne raient-ils pas ceux qu'une trop grande vitesse a déjà ivés de la propriété d'éclairer? Cette supposition, lelque probable qu'elle puisse d'abord paraître, n'est s rigoureusement établie par mes expériences , dont est seulement permis de conclure que les rayons loisibles par excès et par défaut de vitesse, occupent àpectîvement sur le spectre la même place que les yons calorifiques et chimiques. Il est, d'ailleurs, trèsroarquable qu'on eût pu ainsi , et par des observations irement astronomiques , arriver à la connaissance des yons invisibles et extérieurs au spectre, dont les célèbres

physiciens que nous avons cités n'ont reconnu l'existena là qu'à l'aide d'expériences délicates faites à l'aide de ther- |r momètres très-sensibles et de substances dont la couleur |r est altérée par l'action de la lumière. |(

Je n'ai pas comparé, dans ce qui précède, mes expériences au système des ondulations, parce que Texplicar tion qu'on donné de la réfraction repose dans ce système sur une simple hypothèse qu'il est très-difficile de soumettre au calcul, et qu'il m'était, par suite, impossible de détenniner d'une manière précise si la vitesse du corps réfringent doit avoir quelque influence sur la réfiraction , et , dans ce cas , quels changements elle doit y apporter.

Je me suis uniquement attaché à montrer qu'en siçposant que les rayons lumineux ne sont visibles que lorsque leurs vitesses sont comprises entre des limites déterminées, mes expériences peuvent se concilier parfaitemeot avec la théorie newtonienne. Mais si les limites qui déterminent la visibilité des rayons sont, conmie il est probable, les mêmes pour divers individus, l'inégale densité des humeurs vitrées doit faire apercevoir des rayons inégalement rapides ; il résulterait de là que deux personnes, regardant une même étoile dans le même prisme et dans destîirconstances analogues, pourraient la voir inégalement déviée. Le résultat de cette expérience, quel qu'il puisse être, paraît devoir fournir quelques données sur le genre de sensation qui nous fait apercevoir les objets. Il m'a semblé que le seul moyen de rendre ces essais bien décisifs était d'y employer des prismes croisés, car les observations peuvent se faire alors avec beaucoup de pré-

SUR

Page 1