O.SO
48 août et 10 septembre.
47 mai.
97 Jaitlet.
14 Janvier.
46 et 99 octobre.
31 deeembre.
Ce tableau conduit à quelques conséquences dignes d'intérêt et permet de résoudre ou de poser plusieurs questions niéléorologiques importantes.
La moyenne générale de la hauteur de la Seine audessus du zéro du pont de la Tournelle est de l^.SSS pour 126 années, do 1732 à 1858 (non compris ranuée 1776 qui n'a rien présenté d'exti'aordinaire, mais pour laquelle on n'a pu retrouver d'observations) ; de Lalande avait obtenu l'".24 pour la moyenne des années comprises entre 1777 et 1793.
Il y a, en général, une relation entre les hauteurs moyennes de pluie tombées à Paris et le niveau moyen de la Seine ; mais diverses circonstances doivent influer sur
4. Celte haateor est la pins faible qo'on ait observée jn^ï ce jour; elle ne serait même qoe (le Om.91 si le pont Notre-Dame n'avait pa^ été barre da 97 juin au 30 juillet, et da 4«r août au 90 décembre. — Le tableau a été complété depuis la mort de X. Arago josqu'an moment de la publication de ce volume.
ce phénomène, ainsi qu'il résulte du tableau suivant dans lequel se trouvent réunies, autant que possible par diiaines d'années, les observations simultanées qui ont pu être recueillies.
Pluie morenne Hintenr mojeniie
Péiiod» d'obserration. tnnnelle lunnelle
robtenratoire de Parii. de la Seine, nau. ètrei.
1739 à i7/i8 un 1.18
Une année sèche, dans le bassin de Paris, doit présenter à la fois des minima pour les basses eaux, pour les hautes eaux et pour les eaux moyennes. Depuis 1817 jusqu'à ce jour cet ensemble de circonstances ne s'est rencontrée que cinq fois, en 1822, 1832, 1835, 1842 et 1858; pendant ces années les plus basses eaux sont descendues au-dessous de Téliage de 1719, les plus hautes eaux ne se sont pas élevées à plus de 3 mètres, et le niveau moyen est resté au-dessous de 0".80. Quant aux quantités de pluie recueillies à la hauteur de la cour de rObservatoire de Paris, elles ont été :
milL
On a vu (p. 409) que la quantité moyenne annuelle de
pluie a été, pour cette partie du xix* siècle, de 579"^. 8 dans la cour de TObservatoire. Les plus basses eaux de la Seine ne correspondent donc pas toujours avec les quantités de pluie minima recueillies à Paris, ce qui prouve que la sécheresse d'une année ne peut être appréciée par les seules observations pluviométriques faites à une distance aussi faible de la nner que celle de Paris aux côtes de rOcéan.
Les hautes eaux extraordinaires qui causent des inondations ne sont pas moins rares que les sécheresses extrêmes; ce sont des phénomènes qui paraissent se présenter huit à dix fois par siècle.
D'après les témoignages historiques, les inondations de la Seine ont eu lieu de la manière suivante ^ :
583. Au mois de février, les eaux de la Seine et de la Marne grossirent au delà de la coutume et beaucoup de bateaux périrent entre la cité et la basilique Saint-Laurent. {Grégoire de Tours.)
820 et 821. Éginbard (Collection Guizot) mentionne la Seine parmi les rivières qui débordèrent à cette époque.
83/i. !1 y eut un grand débordement de la Seine qui arrêta sur ses bords Pépin, roi d'Aquitaine. [Annales de Saint- Bert in,) On attribue le retrait des eaux à une procession de la cb&sse de Sainte- Geneviève.
8/ii. Inondation de la Seine qui arrête Charles le Chauve marchant contre son frère Lothaire. [Histoire des fils de Louis le Débonnaire, par Nithai*d.)
886. En février et en mars des inondations prêtent leurs secours aux Parisiens pour se défendre contre les Normands. (Poète Abbon.;
1119. Les demeures et les moissons sont enlevées durant Thiver
1. Les Notes baissées par M. Arago ont été complétées ou rectifiées d'après Tocvrage de M. Maurice Champion intitulé les inondations en France depuis le vi° siècle jusqu'à nos jours.
par la Seine débordée. (Histoire de Normandie ^ par Orderic Viua.)
1175. n y eut au mois de novembre une iuondation extraordinaire qui renversa les métairies et engloutit les semences (Guillaume de Nangis.)
1197. Au mois de mars, il y eut uue inondation et des déborde mènes qui submergèrent, dans plusieurs endroits, des villages en tiers avec leurs habitants, et rompirent les ponts de la Seine (nigord. Collection Guizot.)
1206. Au mois de décembre, la Seine, à Paris, brisa trois arcnes du Petit-Pont, renversa en cette ville un grand nombre de maisons, et causa ailleurs beaucoup de dommages. (Guillaume de Nangis.)
1220. Pendant tout le mois d'avril et jusqu*au milieu du mois de mai, les eaux couvrirent les prés, les bourgs, les vignes, les moissons. A Paris le Petit-Pont refusait le passage aux voyageurs. (Guillaume le Breton, Collection Guizot.)
1221. Au mois de février, une inondation fit crouler des ponts et un grand nombre de maisons. (Guillaume le Breton.)
1232-1233. La Seine déborde depuis la veille de Noël jusqu'après le Jour des Bois. On a recours à la procession de la ch&sse de sainte Geneviève pour obtenir que les eaux se retirent. {Histoire de sainte Geneviève,)
1236. Paris est inondé au-delà du Grand-Pont (Pont-au-Ghange) quelques Jours avant Noël.
12/i2. On promène encore à Paris la châsse de Sainte-Geneviève pour conjurer les effets d'un débordement
1291. La Seine déborda tellement de son lit qu'elle rompit les deux principales arches du Grand-Pont de Paris, et une arche du Petit-Pont. (Guillaume de Nangis.)
1296. «La veille de Saint-Thomas l'apôtre (20 décembre), le fleuve de la Seine s'accrut de telle façon qu'on ne se souvient pas et qu'on ne trouve écrit nulle part qu'il y ait jamais eu à Paris une si forte inondation, car toute la ville fut remplie et entourée d'eau; en sorte qu'on ne pouvait y entrer d'aucun côté, ni passer dans presque aucune rue sans le secours d'un bateau. La masse des eaux et la rapidité du fleuve firent crouler entièrement deux ponts de pierre, des moulins et des maisons bâties dessus, et le Chàtelct
(in Petit-PoDt n fallut pendabt près de huit Jours fournir les habitants de vivres apportés du dehors au moyen de barques et do bateaux. » (Guillaume de Nangis.)
1307. Une grande inondation survient avec une très-forte débâcle de glace. (Guillaume de Nangis.)
i325. Un débordement eu lieu lors de la débâcle des glaces de la Seine qui fut prise deux fols. (Voir t VIII des Œuvres^ t. V des Notices scientifiques, p. 247.)
1373. 0 Le fleuve de Seine creut et se desborda en telle manière desmesurée, que par l'espace de deux mois, on al ait à Paris par bastcaux, en la rue Sain^Denys, et de la rue Saint-Antoine jusques à Saint-Antoine des Champs, et de la porte Saint-Honoré Jusques au port de Neuilly. On attachait les basteaux à la Croix-Hesnon, audessus de la place Maubert. » (Gorrozet, les Antiquitez^ etc-y de Paris. )
1400. t La Seine inonda les campagnes depuis la quatrième semaine de mars jusqu'au milieu d'avril, et pourrit presque toutes les semences. » (Félibien, moine de Saint-Denis.)
1408. A la suite de la débâcle des glaces (voir le Tableau des grands hivers, t. Vill des Œuvres^ p. 248), le 31 Janvier, la Seine eut une très-forte crue, et Teau envahit les rues de Paris en même temps que le Petit-Pont et le pont Saint-Michel furent emportés. Un grand nombre de moulins furent détruits.
1415. Tous les environs de Paris furent couverts d'eau au mois d'avril. {Journal d'un bourgeois de Paris.)
1421. Une inondation eut lieu à Paris au mois de décembre ; la Grève fut presque couverte par les eaux durant huit Jours:. (Sauvai.)
1426. Les marais de Paris furent inondés en Juin et en Juillet. {Journal d'un bourgeois de Parts.)
1427. 0 En ce l'an, fut la rivière de Saine si très-grande : car à la Pentccoste, qui fut le huitiesniejourde juing, estoit ladite rivière à la Croix de Grève, et ce tint en ce point jusques au bout des festes, et le jeudy ensuivant crut tant l'eau, que l'isle Kostro-Damc fut couverte, et, devant Tisle, aux Ourmetiaux, estoit tant crue que on y cust mené battcaulx ou nacelles, et toutes les maisons d'eutour, qui basses estoient, comme le celier et le premier estage, cstoicnt pleines. » {Journal d'un bourgeois de Paiis.)
i^Z2. c Le mars furent les eaux si grandes, car en Grève à Paris elles estoient devant Tostel de la ville, en la place Maubert, jusques à la moitié du marché au pain, et tous les marays depuis la porte Saint-Martin Jusques à myvoie de Saint-Antoine, tous plains jusques à huit Jours du moys d'avril. i> {Idem.)
iA35. « Au mois de janvier fut Seine si grande qu'elle entourait la croix de Grève. » (Idem,)
iàA2. « Au moys d'avril après Pasques, furent les eaux si grandes quelles venoient jusques devant Tostel de ville en la place de Grève et plus. B (idem,)
ià60. La Seine déborde et cause de grands dégâts. (Sauvai )
1A80. La débâcle de la Seine (voir t. YIII des Œuvres^ p. 268 et 272,) est suivie d'une grande inondation.
lA8à. Au mois de janvier l'eau monte jusqu'à la Croix de Grève. (Sauvai.)
1/It97. La Soine arriva le 7 janvier à la Grève Jusqu'au Saint- Esprit à la Croix de^ Carmes, sur la place Maul^ert, dans la rue Saint-Audré-des-Arcs. Le 12 janvier il y eut procession de la châsse de Sainte-Geneviève pour faire retirer les eaux. (Sauvai, Corrozet)
1502. De grandes inondations ont lieu à Paris. (Sauvai.)
1505. Les eaux envahhrcnt à peu près les mêmes points qu'en 1497. {Idem.)
1531. Le 10 janvier, la Seine déborde. (Jdem.)
1547. Le 10 décembre des bateaux amarrés au petit Châtelet sont enlevés par les hautes eaux, et viennent frapper le pont Saint- Michel qui s'écroule en partie avec dix-sept maisons. (Idem.)
1565. La Seine déborde le l**" mars à la suite de la débâcle des glaces d*un long et dur hiver. (Voir t. VIII des Œuvres^ p. 275.)
1570. Au mois de décembre, Paris et les environs sont submergés. (Sauvai )
1571. En février, on va en bateau à la place Maubert et dans les principales rues de Paris. {Idem,)
1573. « Adviendrent de grandes inondations d'eaues par la France et surtout à Paris, la Seine se desbordant de telle sorte que de mémoire d'homme on n'avoit veu un pareil desbord, tellement qu'en plusieurs endroits de la Ville et l'Université, on étoit contraint d'aller sur des batteaux par les rues. » (Beileforest, Annales.)
1582-1583. De novembre 1582 au mois de mars 1583, des inondations de la Seine causèrent de grands désastres. (Pierre de rsstoile. )
1505. Le ih mars, la crue des eanx menace d^entraîner les ponts, et une ordonnance de police epjoint aux habitants de quitter les maisons qui s'y trouvent construites. (Sauvai, Félihien.)
1610. La Seine déborde pendant le mois de Janvier. (Pierre de FEstoile.)
1613. La Seine couvre la grève au mois de juillet. ( Sauvai.)
1615. La Seine déborde et arrive le 11 Juillet à 8">.93 au-dessus des basses eaux de 1710. (Mémoires de CAcadétnie des Sciences pour 1720.)
1616. La débftcle des glaces est suivie d*un débordement (Voir t. VIII des OEuores, p. 278.)
1641. Il y eut un débordement de la Seine, {yéctes du Parlement.)
1649. IjCs eaux da la Seine envahissent plusieurs quartiers de la ville, font tomber un grand nombre de maisons, produisent la chute d'une partie du pont des Tuileries. (Courrier français de /écrier 1649.)
1G51. Au mois de Janvier la Seine déborde, et la moitié du pont de la Tournelle est emportée. [Gazette de Paris, )
1658. Au mois de février, une inondation causée par la débâcle des glaces produisit de grands désastres. (Voir t. VIII des OEurre$^ p. '280); on alla en bateau dans les rues des faubourgs Saint-Marcel, Saint-Victor, Saint-Antoine, Saint-Honoré. (Deparieux, Mémoires de l'Jcadémie des Sciences pour 1764.) La Seine monta à 8".73 audcï^sus des basses eaux de 1719. ( Mémoires de V Académie des Sciences pour 1720. )
1665. La Seine déborde à la lin du mois do février. (Mémorial de Chronologie,)
1671. Les inondations de la Seine durent depuis le mois de février Jusqu'au commencement d'avril. (Traité de la police.)
1677. La Seine monte jusqu'au Saint-Esprit en Grève. {Idem.)
1684 La débâcle des glaces amène des débordements; le pont des Tuileries est emporté. (Idem,)
1690. I/eau pént'^tre dans le cloître Notre-Dame et s'élève, dit-on, presque à la môme hauteur qu'en 1615. (idem.)
1693. La Seine s'élève, à la fin du mois de Jain, vers la Saint- Jean, de 6".50 au-dessus de son niveau habituel (Dulaure, Histoire de Paris.)
1697. La Seine atteint une hauteur de 7".32 au-dessus des basses eaux de 1719. ( Mémoires de V Académie des Sciences pour 1720. )
1701. La Seine déborde à la suite d'un hiver extrêmement humide. ( Traité de la police. )
1709. A la suite de Thiver mémorable de cette année ( t. VIII des Œuvres t p. 282), les eaux et les glaces emportent le pont de bois qui communiquait de Tlle du Palais à Pile Notre-Dame. ( Traité de (a police.)
1711. Une inondation considérable a lieu au mois de mars ; les eaux s'élèvent à 7".80 au-dessus des basses eaux de 1710. {Mémoires de l* Académie des Sciences pour 1720.)
1726. « Au mois de février, la Seine s'étendit dans la campagne beaucoup plus loin que dans ses autres débordements, mais elle ne causa aucun dommage considérable dans Paris, a [Traité de la police.)
1740-1741* La Seine commença à croître considérablement à Paris le 7 décembre 1740 ; le 14 l'eau entrait dans la place de Grève, jusqu'au milieu de Parcade de PHÔtel-de- Ville ; le 24 le faubourg Saint- Antoine est inondé; le 25, Pile Louviers est presque entièrement couverte. L'inondation s'étendît au loin sur la rive gauche et monta au palais Bourbon jusqu'au cordon du mur de la terrasse qui r^gne le long de la rivière. Le Journal des crues porte à 7". 90 la hauteur maximum des eaux atteint le 26 décembre à l'échelle du pont de la Tournelle. Le 1" janvier 1741 les eaux étaient cncor à 6".71. (Journal des crues,)
1751. L'Inondation eut lieu au printemps; l'eau s'éleva à 6". 67 au pont de la Tournelle. « On va en bateau dans la rue de Bièvre et jusqu'à la fontaine delà place Maubert. Dans la Grève on n'entre qu'en bateau dans PHôtel-de-Ville ; sur le quai des Augustins, vii^ àvis la rue Gil-le-Cœur, sur le quai du Louvre, vis-à-vis les d'ux premiers guichets, tout le chemin de Versailles, le Cours et Ij^ Champs-Elysées sont remplis d'eau. » [Journal de Barbier. )
1764- La hauteur maximum de l'eau marquée à l'échelle du p^nt
de la Tournelle a été de 6". 90 le 9 février. La crue commença le
2S janvier. « Toute la plaine d'ivry a été inondée jusque au pied do
la colline Le Port à PAnglois était au milieu des eaux qui, d'uu
XIL 33
côté, noyaient les Jardins de Gonflans et de Bercy, coayraient tout le port et les chantiers de la Râpée, et avaient reflué par les fossés de l'Arsenal , jusque au-delà du pont aux Choux; de l'autre côté les' eaux battoient les murs de THÔpital-Général. Lf le Louviers a été presque toute couverte. Le bastion du pavillon de TArsenal était entouré d'eau qui couvrait aussi Testacade. L'eau a couvert tout le port au Blé, depuis l'extrémité de la place aux Veaux, où elle s'avançait , jusque à l'entrée de la rue Geofiroy-l'Anier. On allait en bateau dans la place de Grève , et l'eau s'y est avancée jusqu'à la chapelle du Saint-Esprit Tout le pont Saint-Mcolas a été couvert, l'eau battait les rues du Louvre et s'est avancée par le premier guichet, dans la rue Froidmanteau, presque jusqu'au passage de Saint- Thomas du Louvre. L'eau couvrait aussi les extrémités des rues de la lluchette, de la Vieille-Boucherie, de Saint-André-des-Arcs , le quai d'Orsai, la moitié de r£splanade des Invalides. » (Journal de Verdun, )
178/t. Les eaux atteignirent 6">.66 à l'échelle du pont de la Tournelle les 3 et 6 mars. L'inondation fut rendue formidable par la ' débâcle des glaces formées durant un long hiver. (T. VIII des OEvres, p. 295. )
1799. La débâcle des glaces fut accompagnée d'une grande crue des eaux de la Seine qui s'élevèrent jusqu'à 6".97 le 2 février, o On ne peut pa-sser qu'en bateau sur plus de la moitié du quai du Louvre, sur le port au Blé, dans la place de Grève, sur le quai de la Vallée, dans la rue Saint-Florentin et celle Saint-Honoré. La route de Versailles est interrompue; l'eau est montée par-dessus les parapets et s'est répandue dans les Champs-Elysées, b [Moniteur du 17 pluviôse, an vu./
1801-1802. Le 1" décembre 1801, les eaux de la Seine étaient à Zi'". 82 au-dessus du zéro de l'échelle du pont de la Tournelle ; le 9, elles avaient atteint 5".22 et couvraient la route de Versailles; elles interceptaient le passage sur les quais d'Orsay et du Louvre, sur lei ports de le Râpée, de l'Hôpital, de Saint-Bernard et la Grève. Bientôt l'île Louviers fut couverte. Après une légère diminution, les eaux reprirent leur mouvement ascensionnel ; elles s'élevèrent à 7". 32 le 3 janvier 1802, et alors la rivière charriait fortement. L^île Saint-Louis fut presque tout entière envahie, les eaux parvinrent jusqu'aux rues de Charenton et Saint-Antoine; couvrirent les quais de Grève, de la iMégisserie, de l'École; se portèrent à l'entrée des rues Saint- Victor, de la Montagne Sainte-Geneviève , des Noyers, Saint-André-des-Arcs; se répandirent sur l'esplanade des Invalides
jusqu'à la hauteur de la rue Saint-Dominique. (Rapport de M. Bralle, inséré au Moniteur de juillet iSOili. )
1806. Le niveau de la Seine s'éleva au maximum à ô^.SO à Téchelle du pont de la Tournelle, les 16 et 17 janvier. L^eau couvrit le port au Blé et une partie du quai du Louvre.
1807. LMnondatlon commença à la fin de février. Le 3 mars, Teau atteignit au pont de la Tournelle sa hauteur maximum (6~.70.) « Plusieurs quartiers de la ville étaient inondés, savoir :
a Sur la rive droite : le boulevard extérieur jusqu'à la barrière de Bercy ; tout le quai de la Râpée et la rue Traversière ; la rue du Chemin- Vert, dans laquelle les eaux avaient remonté par Tégout des fossés de TArsenal ; le quai Saint-Paul; le port au Blé, la rue de la Mortellerie et la place do Grève jusque devant la rue de TÉpinc; le quai de TÉcole, devant la rue des Poulies ; le port Saint-Nicolas et le guichet Froidmanteau , la rue Saint- Florentin, où les eaux avaient reflué par Tégout de la place de la Concorde ; le quai de la Conférence et partie des Champs-Elysées ; les rues du Faubourg-du- Roule, de TArcade, de la Pépinière et la rue Verte, devant celle de la Ville-l'Évôque : les ^aux y avaient remonté par le grand égout.
« Sur la rive gauche : le quai do rHôpital-de-la-Salp6trière ; le quai Saint-Bernard et partie de la rue de Seine ; le port aux Tuile.'^, la rue des Grands- Degrés et la place Maubert ; partie du quai des Augustins; la rue de Seine (faubourg Saint-Germain) où les eaux avaient remonté par Tégout ; les rues de Poitier.*^, de Belle-Chasse et de Bourgogne; l'esplanade des Invalides et la rue de rUnivcrsité, devant Tadministratlon des ponts et chaussées; le Gros-Caillou, le champ de Mars et les marais de Grenelle. « ( ^ault, Mémoire sur les inondations de Paris. )
1811. Le 20 février les eaux montent à 5™. 34 au pont de la Tournelle. Elles pénètrent dans les rez-de-chaussée des malsons du port au Blé. {Journal de V Empire.)
1816. Le 22 décembre, la Seine s'élève à b"\liS au pont de la Tournelle. Les eaux submergent quelques points de la place do Grève. (Journal des Débats.)
1817. La Seine monte à G"'. 30 au pont de la Tournelle; elle envahit les quartiers de THôtel-de- Ville et du Louvre, plusieurs points du faubourgs Saint-Germain, de TËsplanade des Invalldoâ, des Champs-Elysées et du quartier de la Pépinière. {Journal des Débats,)
1818. La plus grande hauteur de Teau ne fut que de 5'".20 au
poQt de la Toarnelle. Les jardins situés au bas des deux terrasses des Tuileries sont inondés ; les eaux commencent à déborder sur la route de Versailles. (Journal des Débats.)
, 1819-1820. A la fin de 1819, le 28 décembre, les eaux s^élèvent à 5'".69, et au commencement de 1820, le 20 et le 22 janvier, à 5".50. La débâcle des glaces (voir t. VIII des Œuvres, p. 309,] rend le débordement redoutable. Les eaux couvrent une partie de de* la place de Grève, les quais de Grève et des Ormes; les maisons du port au Blé en sont remplies. {Journal des Débats.)
1830. La débâcle des glaces après le long hiver de 1829-1830 (voir t VIII des Œuvres, p. 317 à 328), a causé un débordement suivi d'un grand nombre d*accidents. L'eau s'est élevée à 5"*.70 au pont de la Tournelle, et a envahi les quais en plusieurs endroits.
1836. Deux débordements de la Seine ont eu lieu en 1836, le premier au mois de mai, le second au mois de décembre.
Le 8 mai, les eaux atteignirent 5".62 à Téchelle du pont de la Tournelle. Les maisons bordant les quais et la Grève furent envahies depuis la place de THÔtel-de-Ville jusqu'au de^us du pont Louis- Ihilippe; Teau venait jusqu'à l'entrée delà rue de la Mortellerie.
La crue du mois de décembre fut plus forte; l'eau monta à ô'^./iO à l'échelle du pont de la Tournelle ; elle envahit le quai d'Orsay, les rues de Poitiers et de Bellechasse, la place de l'Hôtel-de- Ville, I -s quais Saint-Bernard, de la Râpée et d'Austerlitz. (Journal des Lé'tafs.)
iSixlx- La Seine s'élève à ô'^.OT le 5 mars, à l'échelle du pont de la Tournelle. Les quais de la Gare, de Bercy, de la Tournelle, Sain^ Paul furent envahis. Les eaux étant parvenues dans les conduits, le gaz s*éteignit dans la grande avenue des Ghamp-Élysées et le Goursla-Reine. {Le Siècle.)
ISUo. Une forte crue eut lieu au mois de décembre; le niveau de l'eau monta à b^'.lxb au pont de la Tournelle. Le débordement resta circonscrit dans Paris aux points voisins des quais. Au-dessus et aucljà^ous de Paris, les plaines furent couvertes par l'eau.
18^8. L'eau atteint 5~.65 à l'échelle du pont de la Tournelle, I 2o avril, sans causer de dégâts et en envahissant seulement h abords des quais.
1350. Les caves des quartiers voisins de la Seine sont inond<^es; Ls eaux refluent par les bouches des égouts, notamment aux abords
du palais de TAssemblée nationale. Le niveau de Teau atteint, le 8 février, son maximum (6*. 05) à Téchelie du pont de la Tournelle.
Les crues de la Seine qui présentcDt des inondations' importantes, doivent, comme on le voit d'après cette table, présenter au moins 5". 70 d'élévation à l'échelle l'u pont de la Tournelle. On ne doit pas oublier que, pour obtenir les hauteurs de l'eau aux échelles du pont Royal et du pont de la Concorde, il faut ajouter 0".80 à 0".90 aux nombres observés au pont de la Tournelle.
En résumé, les plus hautes crues de la Seine ont été les suivantes :
Hanteurs
miTqnées à l'écheUa
du poQt
de la Tournelle.
11 juillet 1615 8. 93
février 1658 8.73
26 février 1678 6.90
Été de 1690 8.93
1" juillet 1697 7.:{2
mars 1711 7.80
26 décembre 17/i0 7.90
!•' janvier 1741 6.71
23 mars 1751 6.67
5 février 1760 5.85
9 février 1764 6.90
3 et 4 mars 1784 6.66
2 février 1799 6.97
3 janvier 1802 7.32
16 et 17 janvier 1806 6.89
3 mars 1807 6.70
13 mars 1817 6.30
16 et 17 décembre 1836 6.40
5 mars 1844 5.97
8 février 1850 6.05
Dans leurs débordements, les eaux des rivières et des
fleuves abandonnent une grande partie du limon qu'elles ont entraîné, et enrichissent ainsi les plaines sur lesquelles elles se répandent. Voici quelques chiffres relatifs aux quantités de matières tenues en suspension par les eaux. Pendant une de ces crues de la Garonne qu'on appelle à" Bordeaux une soubeme, laquelle eut lieu le 1" avril 1828, et qui du reste fut très -peu considérable, on constata que la matière terreuse tenue en suspension dans l'eau du fleuve , était en poids les 155^55 du total
= j-^. (L'eau de Seine contient en dissolution ^^^'^
<ï" total = ^. )
De l'eau de la Garonne, souillée artificiellement avec ~ de vase , en contenait encore, après trois jours de
repos, ^^ du poids total de l'eau.
A la surface du grand vase où l'eau se clarifiait, on trouva :
0 heures --i*5-^ de vase.
après 2li heures j^^j^ -
après 48 heures j^^^^^ -
après 72 heures j^^^^ -
après 96 heures -^^^ -
Pendant les premières heures la clarification est rapide, ensuite elle marche très-lentement.
Après 28 jours de repos, l'eau ci-dessus, salie artificiellement de 7~^ de vase, n'était pas encore devenue parfaitement limpide.
La grêle a été depuis peu Tobjet de tant de Mémoires ; les moyens de s'en garantir proposés par quelques personnes ont amené de si vives discussions, qu'il m'a semblé utile d'insérer dans YAnniuiire un exposé impartial des observations et des théories auxquelles ce météore a donné lieu. Le lecteur verra ensuite lui-même ce qu'il est raisonnable d'attendre de l'emploi des prétendus paragréles dont un si grand nombre de propriétés rurales sont maintenant couvertes.
L — OBSEETATIONS SUR LA FORME ET LES DIMENSIONS DE LA GRALE; sur LES CIRCONSTANCES ATMOSPHÉRIQUES QUI ACCOM- PAGNENT CE MÉTÉORE, ETC.
Au midi de la France, en Italie, en Espagne, etc., c'est dans le printemps et l'été ^ aux heures les plus chaudes de la journée, que la grêle se forme le plus abondamment. En Europe, elle tombe presque constamment de jour. Je dis presque, car il n'est pas aussi rare qu'on Ta supposé d'en voir tomber la nuit. Celle qui , en août 1787, ravagea les environs du lac de Côme, dans une étendue superficielle de 14 lieues de longueur sur
1. Notice publiée dans V Annuaire du Sureau des longitudes pour 1828. —Voir sur le même sujet : t. IV des Œuvres^ t l" des Notices scientifiques^ p. 156 et 365; t IX des Œuvres (rapports sur les voyages), p. 356. Voir aussi p. /i35 de ce volume.
9 de largeur, commença précisément à minuit.. Je pour* rais encore, sans quitter l'Italie^ citer la grêle non moins désastreuse du mois d'août 1778 , car elle tomba à la même heure, et celle du mois du juillet 1806, qui ne commença qu'au point du jour.
La grêle précède ordinairement les pluies d* orage; elle les accompagne quelquefois; jamais ou presque jamais elle ne les suit, surtout quand ces pluies ont eu quelque durée.
Les nuages chargés de grêle semblent avoir beaucoup de profondeur, et se distinguent des autres nuages orageux par une nuance cendrée très-remarquable. Leurs bords offrent des déchirures multipliées; leur surface présente çà et là d'immenses protubérances irrégulîères : elle semble gonflée.
Ces nuages sont généralement très-peu élevés : pour le prouver, nous remarquerons qu'il grêle rarement sans tonnerre; il est donc naturel d'admettre que ces deux météores se forment à la même dislance de la terre : or, durant des orages accompagnés de grêle , il ne s'écoule souvent qu'une ou deux secondes entre l'apparition de l'éclair et l'arrivée du bruit, ce qui suppose, d'après la vitesse connue du son, une distance de 300 à 700 mètres. Ajoutons d'ailleurs, pour trancher toute difficulté, qu'on a vu plus d'une fois des nuages, d'où la grêle devait quelques minutes plus tard s'échapper par torreiits, couvrir comme un voile épais toute l'étendue d'un vallon, pendant que les collines voisines jouissaient à la fois d'un ciel pur et d'une douce température.
Il suffit de suivre quelques instants la marche d'un
électromètre atmosphérique aux approches de la grêle, pour reconnaître que T électricité change alors trèsfréquemment, non-seulement d'intensité, mais encore de nature : il n'est pas rare dans ces circonstances de .voir les passages du positif au négatif et du négatif au positif se répéter jusqu'à dix ou douze fois par minute.
On entend quelquefois, avant la chute de la grêle, un bruit, un craquement particulier qu'il serait difficile de mieux définir qu'en le comparant à celui que produit un sac de noix qu'on vide. La plupart des météorologistes croient que les grêlons poussés par les vents s'entrechoquent continuellement dans les nuages qui les portent, et c'est là, suivant eux, l'origine du mugissement dont la chute du météore est précédée. D'autres supposent que les grêlons sont fortement et diversement électrisés, et regardent dès lors le craquement en question comme le résultat des petites décharges électriques mille et mille fois répétées.
La grêle prend des formes assez variées; mais tous les gréions d'une même averse présentent à peu près des figures semblables.
Les observateurs ont remarqué de bonne heure qu'il y a presque toujours au centre des grêlons un petit flocon de neige spongieux. Cette partie, assez ordinairement, est la seule opaque ; les couches concentriques dont elle se trouve entourée ont toute la diaphanéité de la glace ordinaire. Il est donc permis de supposer, et cette remarque a beaucoup d'importance, que le noyau et l'extérieur des grêlons ne se forment pas de la même manière.
Il tombe quelquefois de gros grêlons à centre neigeux, qui sont formés de couches concentriques alternativement diaphanes et opaques.
La grêle menue, peu consistante, qu'on recueille dans certaines saisons et dont la surface parait comme saupoudrée de farine, porte le nom de grésil. C'est une espèce d'intermédiaire entre la grêle proprement dite et la neige. Le grésil ne se montre que pendant les orages passagers et très-peu intenses; il n'en tombe jamais en été, du moins dans les pays méridionaux.
Il existe une troisième espèce de grêle, qui n'offre aucune trace du flocon neigeux central; ses grains sont toujours assez petits, comme ceux du grésil ; mais ils en diffèrent par leur diaphanéité. Les physiciens ont admis que cette grêle, d'un genre tout particulier, est produite par des gouttes de pluie qui, tombant d'un nuage, se gèlent en traversant un nuage plus bas et néanmoins sensiblement plus froid. La rareté des circonstances qui peuvent amener une distribution aussi anomale des températures dans les nuages diversement élevés , explique pourquoi cette espèce de grêle a été si peu observée.
Pour prononcer sur la valeur des explications qu'on a données de la fonnation de la grêle, il importe extrêmement de déterminer quels sont les plus grands poids qu'elle puisse jamais acquérir. Dans le catalogue qui suit , je me suis abstenu de citer les observations dont l'exactitude n'était pas garantie par un physicien connu ; j'ai en outre transformé toutes les mesures en mesures décimales métriques.
Le 29 avril 1697, il tomba dans le Flintshire, au rap-
port de Haliey , des grêlons qui pesaient i 50 grammes.
Le k mai de la même année, Robert Taylor en avait mesmré à Hitchin, dans le Hartfordshire, dont le contour était de 35 centimètres, ce qui suppose un diamètre de plus de 10 centimètres.
Parent, de l'Académie des Sciences, rapporte qu'il tomba le 15 mai 1703, dans le Perche, de la gréle grosse comme le poing.
Le 11 juillet 1753, M. Montignot ramassa à Toul des grêlons qui avaient la forme de polyèdres irréguiiers de près de 8 centimètres de diamètre en tous sens. Ces gros grêlons étaient un assemblage de grêlons plus petits, qui s'étaient collés entre eux, avant de tomber à terre.
Pendant un orage qui fondit sur Paris le 7 juillet 1769, à 6 heures du soir, par un vent d'ouest, M. Adamson ramassa, dans la première demi-heure, des grêlons pyramidaux à six pans, très-obtus, de 13 millimètres de longueur sur 7 de largeur. Ensuite, le vent étant passé au nord-est, les grêlons prirent la forme de ménisques de 20 millimètres de diamètre , plans d'un côté et convexes de l'autre. Ils étaient si transparents et si réguliers qu'ils grossissaient les objets sans les défigurer.
Durant l'orage déjà cité qui éclata sur la ville de Côme et ses environs, dans la nuit du 19 au 20 août 1787 , il tomba des grêlons gros comme des œufs de poule. On en ramassa un grand nombre qui pesaient plus de 280 grammes; c'est à Volta lui-même que j'emprunte ces nombres.
M. Delcros, ingénieur -géographe, rapporte qu'il a
souvent observé des gréions pyramidaux rayonnes du centre à la circonférence , terminés par une portion de surface courbe, et qui paraissaient devoir être des fragments de gréions sphériques. Le & juillet 1819, pendant un orage de nuit qui désola une grande portion de Touest de la France, M. Delcros ramassa, pour la première fois, plusieurs de ces gréions entiers dans lesquels on remarquait un premier noyau sphérique d*un blanc assez opaque , offrant des traces de couches concentriques ; une enveloppe de glace compacte, rayonnée du centre à la circonférence, et terminée extérieurement par douze grandes pyramides entre lesquelles des pyramides moindres étaient intercalées. Le tout formait une masse sphérique de près de 9 centimètres de diamètre.
Je ne pense pas qu*il y ait jamais eu dans aucun pays une chute de grêle, ni plus affreuse dans ses résultats, ni plus remarquable par ses circonstances, que celle dont M. Tessier publia la relation en 1790.
L'orage commença au midi de la France dans la matinée du 13 juillet 1788, traversa en peu d'heures toute la longueur du royaume, et s'étendit ensuite dans les Pays-Bas et en Hollande.
Tous les terrains grêlés se trouvèrent situés sur deux bandes parallèles dirigées du sud -ouest au nord-est : Tune de ces bandes avait 175 lieues de longueur, l'autre environ 200.
On reconnut que la largeur moyenne de la bande grêlée la plus occidentale était de 4 lieues; celle de l'autre de 2 lieues seulement. L'intervalle compris entre ces deux bandes ne fût pas grêlé; il reçut une pluie
très -abondante; sa largeur moyenne était de 5 lieues.
Il tomba beaucoup d'eau, soit à Torient de la bande grêlée de Test, soit à Touest de la bande occidentale; partout la chute du météore fut précédée d'une obscurité profonde qui s'étendit bien loin des pays grêlés.
En comparant les heures de la grêle dans les différents lieux, on trouve que T orage parcourait du midi au nord 16 lieues et demie à l'heure, et que la vitesse était précisément la même sur les deux bandes :
Sur celle de l'ouest , il grêlait en Touraine , près de Loches, à 6 heures et demie du matin ; auprès de Chartres, à 7 heures et demie; à Rambouillet, à 8 heures; à Pontoise, à 8 heures et demie ; à Glermont en Beauvoisis, à 9 heures; à Douai, à 11 heures; à Gourtray, à midi et demie ; à Flessingue, à 1 heure et demie.
Dans la bande de l'est, l'orage atteignit Artenay, près d'Orléans, à 7 heures et demie du matin ; Andonvillc en Beauce, à 8 heures; le faubourg Saint-Antoine de Paris, à 8 heures et demie; Crespy en Valois, à 9 heures et demie; Càteau-Cambrésis, à 11 heures, et Utrecht, à 2 heures et demie.
Dans chaque lieu^ la grêle ne tomba que pendant 7 à 8 minutes.
Les grêlons n'avaient pas tous la même forme : les uns étaient ronds, les autres longs et armés de pointes; les plus gros pesaient 250 grammes ^.
i. Pour fournir aux météorologistes les moyens d*évaluer ap. proximativement le poids des gréions en partant de la manière habitueUe de désigner leur grosseur, M. Tessier façonna quelques morceaux de glace qui lui parurent avoir la consistance de la grêle,
Les dégâts occasionnés en France dans les mille trenteneuf paroisses que la grêle du 13 juillet frappa, se montcrent, d'après une enquête officielle, à 24,962,000 francs.