DÉTERMINATION
la longitude de cette île ; maïs il faut remarquer que l'observatoire a duré peu d'années, et que l'incendie qui le ruina en 1789 détruisit en même temps tous les registres d'observations. Aussi, les documents sur lesquels M. Daussy a fondé son travail ne sont-ils pas très-nombreux. Ils se composent cependant, en négligeant même quelques observations évidemment défectueuses, de réclipse de Soleil du 5 mai 1818, observée à la fois à Malte, à Paris et à Greenwich ; des immersions de ^* et de S* du Bélier, dont l'auteur trouve les correspondantes à Florence ; enfin de onze immersions ou émersions de petites étoiles qui n'ont pas été observées en Europe, foutes les observations de Malte sont de M. Rufnker. '
Les deux phases de l'éclipsé du Soleil ne s'accordent pas. La longitude donnée par le commencement diffère de plus d'une minute de temps de celle que fournit la fin. Pour la première phase, la longitude déduite de l'observation de Paris surpasse de plus de 26* de temps celle qu'on obtient par l'observation de Greenwich. La différence est moins grande quand on calcule la fin de l'éclipse. Elle s'élève toutefois à 10" de temps. M. Daussy rejette les résultats du premier contact et n'admet que les observations de l'émersion de la Lune. Peut-être serait-il plus convenable de regarder l'observation tout entière comme non avenue. Ces calculs, en tout cas, prouveraient, au besoin, que les éclipses de Soleil ne donnent pas avec certitude les longitudes gr^o^raphiques à quelques secondes près, lors même qu'elles ont été observées dans les circonstances les plus favorables et à l'aide des meilleurs instruments.