DES LONGITUDES GÉOGRAPHIQUES
Les occultations de â^ et de i^ du Bélier sous le limbe obscur de la Lune, comparées aux observations correspondantes de Florence, ont conduit Fauteur à deux longitudes dont le désaccord s'élève à 14'. 5 de temps. Quant aux immersions ou émersions, au nombre de onze, M. Daussy les a calculées en les comparant aux tables de la Lune corrigées préalablement, pour chaque époque, d'après les passages de cet astre aux instruments méridiens de Paris et de Greenwich. Le tableau de ses résultats présente une différence de 63" de temps. En négligeant trois observations du bord éclairé de la Lune, la discordance extrême serait réduite à 25*.
A côté de ces résultats purement astronomiques, M. Daussy rapporte les déterminations chronométriques obtenues par le capitaine Gaultier pendant qu'il se rendait de Malte à Toulon ou réciproquement en 1817; après 18 jours de traversée, la différence de longitude entre ces deux ports, par trois chronomètres, se trouva être
de 3/i* 20' .9
En 1819, après 15 jours, trois chronomètres. 3U 18 M Enfin en 1820, après 14 jours seulement,
deux chronomètres 3U 18.1
Dans aucun de ces cas les résultats extrêmes ne diffèrent de la moyenne de plus de 5*. 5. Peut-être ne sera-t-il pas inutile de remarquer que les chronomètres furent changés à chaque voyage.
En 1818, l'habile navigateur que nous venons de citer 8e rendit en sept jours de Formentera à Malte et détermina avec non moins de précision, par trois chronomètres, la différence de longitude de ces deux îles. Or,