COMME ALIMENT
pice Saint-Nicolas de Metz depuis plus de quatre ans. Depuis quatre ans, d'après le témoignage unanime des honorables administrateurs de cet établissement , Tétat sanitaire des cinq cents individus qu'il renferme a reçu' la plus évidente amélioration. L'augmentation de dépense dont il était question tout à l'heure s'est trouvée plus que compensée par la moindre dépense afférente à rinfirraerie.
J'ai reçu ces renseignements de la bouche de M. Pidancet, conseiller à la Cour royale ; de la bouche de M. Prost, colonel du génie en retraite, jadis directeur des fortifications de Metz, commandant en second de l'École d'application, etc., et de celle de M. Frécot, ancien employé supérieur aux armées. Les déclarations que j'ai recueillies en parcourant les diverses salles de l'hospice ont entièrement confirmé le dire des administrateurs.
Sauf deux ou trois exceptions appartenant à la section des vieilles femmes, partout on s'est félicité du nouveau régime; partout on l'a déclaré très-supérieur à l'ancien sous le rapport de l'agrément et de la salubrité ; partout on a exprimé la crainte qu'il ne fût abandonné.
L'hôpital militaire de Metz renfermait naguère, pour les employés, un appareil à la gélatine qui ne sert pas maintenant. Je me suis assuré, auprès de M. le docteur Scoutetten, que des circonstances particulières, totalement indépendantes de la valeur que peut avoir le procédé de M. Darcet, en ont seules amené la suspension momentanée. Les employés se trouvaient très-bien de l'emploi du bouillon de gélatine animalisé. Ils seraient heureux de le voir rétablir.