SUR LA FORMATION DE L'ILE JULIA
répondu que ces nombres il les avait donnés sans conséquence, qtf il avait peut-être exagéré en les répétant de mémoire, d'après ses premières impressions. Des nombres donnés d*après des impressions ! et ces nombres, il faut bien le dire, ce n'est pas seulement par voie de conversation qu^on les a connus : on les trouve dans le Mémoire de M. Prévost , dans un Mémoire présenté au monde savant avec un certain et juste appareil, dans un Mémoire rédigé à la suite d'une mission de confiance donnée par l'Académie I Non, non , M. Prévost a trop déprécié les sondages faits avec son concours sur les canots du brick la Fliche; si ces observations avaient aussi peu de valeur qu'on l'a dit plus tard d'après de fugitifs souvenirs, on se serait empressé d'en prévenir ofDciellement l'Académie : c'eût été un devoir et personne n'y eût certainement manqué.
Je ne comprends pas le passage de la lettre de M. Prévost dans lequel cet habile géologue parle de cendres, de scories projetées, t qui auraient masqué la véritable pente du sol primitif (soulevé). • Je n'ai cherché à déterminer les inclinaisons des pentes que pour savoir si elles ne dépasseraient pas les inclinaisons des talus naturels des matières incohérentes; qu'importerait pour cela que ces matières, en les supposant un peu abondantes , reposassent sur elles-mêmes ou sur des roches inclinées provenant du fond de la mer soulevé?
M. Prévost se trompe en insinuant que des sondes multipliées prises autour de l'île nouvelle n'auraient pas eu autant d'intérêt que les observations qu'on espérait tenter sur la partie émergée. On n'a qu'à comparer les sondes