‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 3)Chapitre 49 sur 161 · SDR LA FORMATION DE L'ILE JULIA · texte numérisé non relu

SDR LA FORMATION DE L'ILE JULIA

aucune mention de la participation de M. Prévost aux opérations.

Les sondes, suivant M. Prévost, ont été fournies (au commandant) en grande partie de mémoire et par luimême. M. Lapierre connaissait trop bien ses devoirs pour porter dans le journal du bord des nombres qu'on lui aurait communiqués de mémoire. L'officier qui, après avoir sondé, aurait négligé d'inscrire au crayon le résultat sur son calepin, se serait exposé à la plus sévère réprimande; de pareilles négligences M. Prévost, simple passager, pouvait se les permettre ; mais elles eussent été sans excuse de la part du plus jeune élève de la marine.

« Dans aucune des opérations, dit M. Prévost, la profondeur et la distance à la côte ne furent estimées autrement que d'une manière approximative et à l'œil. »

Des profondeurs estimées à l'œil quand on a une ligne de sonde à la main ; des profondeurs estimées à l'œil jusqu'à la précision de 1 à 2 brasses sur 50, voilà ce qui ne s'est vu dans aucun temps et dans aucun pays! N'cst-il pas, au surplus, remarquable, en supposant que l'estime à l'œil ait exclusivement porté sur les distances des chaloupes à la côte, qu'on se soit constamment trompe dans le même sens et de manière à donner toujours de trop fortes inclinaisons?

Pour corroborer les inclinaisons calculées d'après les observations qui m'avaient été communiquées par M. Lapierre, j'ai rapporté des inclinaisons plus considérables encore, déduites de quelques nombres empruntés à M. Prévost lui -môme. L'argument était direct et pressant. Quelle est la réponse du savant géologue? 11 a

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