‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 3)Chapitre 53 sur 161 · SUR LES CARTES DE TÉNÉRIFFR · texte numérisé non relu

SUR LES CARTES DE TÉNÉRIFFR

clînaison à l'horizon de la ligne visuelle qui passerait à la fois par le pic et par les crêtes. Le calcul prouve que cette ligne irait toucher la mer à 18 lieues de 20 au degré (54 milles nautiques ou 100 kilomètres) de la verticale du pic, ou à 12 lieues (36 milles nautiques ou 67 kilomètres) en dehors des points les plus saillants de la côte dans cette direction. Les points du cirque situés de part et d'autre de la Degollada de Uranca jusqu'à une assez grande distance conduiraient à des conséquences analogues.

De là il résulterait qu'en venant du sud au nord les navigateurs ne verraient jamais le pic au-dessus des crêtes du cirque sur une hauteur de plus de 150 mètres ; que cette hauteur ne sous-tendrait au maximum qu'un angle de 4 à 5 minutes ; que parvenu à 54 milles du centre de l'île ou à 54 milles de la côte, le pic commencerait à disparaître comme derrière un immense paravent ; que plus près enfin on n'en verrait aucune trace, en sorte que Ténériffe se présenterait alors comme un vaste plateau.

Ces conséquences de la carte de M. Berthelot semblaient radicalement opposées aux récits authentiques de divers voyageurs ; il était cependant dédrable qu'elles fussent vérifiées par une personne au fait de toutes les circonstances de la question. Voilà ce qui donne du prix à la Lettre suivante que M. Pentland m'a adressée.

« A bord da faisseaa le Stag, le U mars I837« aa SDd de Téncriffe.

0 Vous VOUS rappellerez une des principales objections présentées contre la carte de M. de Buch. On disait que la chaîne semicirculaire des Canadas, qui entoure lo pic au sud, et qui forme les bords de cet énorme cratère de soulèvement au milieu duquel le pic de Teyde s'est élevé, était tro]) rappiochée du volcan central.

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