XII
fréquemment qu*une couche où la présence du gaz inflammable n'a jamais été remarquée, en laisse dégager quand on arrive près d'une faille. Au reste, ajoute M. Combes, quoique le dégagement plus abondant de gaz concourant avec le changement dans la dureté de la houille aux approches d'un accident soit un fait presque général, il est très-rare de trouver dans ce cas des cavités proprement dites, terminées comme celle qui fut observée dans la houillère de Jarrow. Le meilleur moyen de prévenir le danger, dans des cas semblables, consiste à percer dans la houille, dès que l'on s'aperçoit qu'elle change de nature, plusieurs trous de sonde de quelques mètres de profondeur. Le gaz s'écoule ainsi par ces trous et est emporté par le courant d'air. On peut même l'allumer au sortir du trou quand la ventilation est suffisamment active.
Ce moyen de précaution, dont M. Combes a eu occasion de faire usage, en exploitant une partie de la couche de Latour, est aussi celui qu'indique M. Buddle.
M. Combes cite comme un exemple remarquable ('^ l'abondance du gaz inflammable dans le voisinage des accidents qui interrompent la régularité des couches, l'explosion qui arriva, le 10 avril 1824, à la houillère de Bonchamps (Haute-Saône), explosion qui coûta la vie à vingt ouvriers mineurs et en blessa seize grièvement. Suivant le rapport des ingénieurs des mines, le gaz inflammable ne s'était encore rencontré que très-rarement et en fort petite quantité dans cette mine ; cependant, un faible dégagement avait eu lieu peu avant l'accident dans un ouvrage de reconnaissance commencé au