‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 3)Chapitre 7 sur 161 · MESURE DES HAUTEURS PAR LE BAROMÈTRE · texte numérisé non relu

MESURE DES HAUTEURS PAR LE BAROMÈTRE

née par la formule à cette même hauteur mesurée géométriquement, et à tirer de cette équation la valeur du coefficient indéterminé. C'est par cette méthode que Deluc, Shuckburgh et Roi trouvèrent les coefBcients dans leurs diverses formules, et c'est d'un semblable moyen, appliqué aux observations du Pic du Midi, que M. Ramond a déduit, dans ces derniers temps, le coefficient que l'auteur de la Mécanique céleste a adopté et dont la valeur diffère très-peu de celle que donnent les expériences les plus récentes sur les pesanteurs spécifiques du mercure et de l'air. M. Daubuisson a profité, pendant son voyage dans les Alpes, de la situation avantageuse du mont Gregorio pour soumettre ce coefficient à une nouvelle épreuve dont les résultats sont consignés dans la seconde partie de son Mémoire.

L'auteur y donne d'abord le détail de son opération géodésique. Les angles et les distances au zénith furent pris avec le cercle de Rorda et une base de 670 mètres d'étendue mesurée par un moyen qui nous semble fort exact. La règle de 5 mètres qu'il employa avait été précédemment comparée aux mètres étalons que la Commission des poids et mesures remit dans le temps aux députés du Piémont. Enfin, M. Daubuisson nous a mis à portée de juger du degré d'exactitude de son opération et de ses calculs, en publiant ses observations originales qui nous paraissent mériter toute confiance. Le calcul trigonométrique, en corrigeant la distance au zénith de l'effet de la réfraction terrestre par une des formules du dixième livre de la Mécanique céleste, lui a donné pour la hauteur du mont Gregorio au-dessus de l'extrémité orientale de XI r. 6

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