‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 3)Chapitre 8 sur 161 · MESURE DES HAUTEURS · texte numérisé non relu

MESURE DES HAUTEURS

sa base 1709".09. On déduit d'un calcul semblable, appliqué aux observations de Tautre extrémité, une hauteur qui ne diffère que de O^.IS de celle qu'avait fournie le nivellement de la base entière. L'auteur fixe, d'après ces calculs, à O^.S le maximum d'incertitude dont peut être affecté son résultat et passe ensuite à la description des instruments qui servirent à la mesure barométrique qu'il fit, aussi bien que la précédente, de concert avec M. Mallet, ingénieur des ponts et chaussées.

Les observations que M. Daubuisson se proposait de calculer étaient celles de midi; mais on prenait également note de l'état des instruments à onze heures, onze heures et demie, midi et dômi et une heure, tant afin d'éviter les erreurs qui peuvent aisément se glisser dans une observation isolée, que pour s'assurer que les instruments avaient marché d'une manière régulière. L'auteur a réuni dans un même tableau les observations de midi de dix jours, et donné ensuite les hauteurs qu'il a trouvées par la formule de la Mécanique céleste, en adoptant pour coefficient principal celui qui résulte des pesanteurs spécifiques du mercure et de l'air, et faisant de plus au coefficient, qui multiplie la différence des logarithmes, une légère correction dépendante de la dilatation de réchellc du baromètre et dont on n'avait pas tenu compte jusqu'à présent. La plus grande différence de ses résultats partiels avec la moyenne est de 5".6, et en ne tenant compte que des observations faites dans les circonstances les plus favorables, les discordances ne sont plus que de 1 mètre. La hauteur moyenne est de 1709". 73. Cette môme hauteur déterminée trigonométrîquement était de

PAR LE DAROMÈTRE. 83

1708". 40, et par conséquent plus faible que la première de i".33. M. Daubuisson diminue par suite le coefBcient qu'il a employé de sa 8/10,000* partie. Loin de voir dans les observations de Fauteur la nécessité de cette correction, il nous semble qu'on devrait plutôt conclure, de leur grand accord, que les petites erreurs dont peuvent encore être aflectés les coefficients de la formule sont au-dessous de celles que les modifications atmosphériques, dont on ne sait pas calculer Tinfluence, apportent dans les résultats des observations même les plus précises.

Cette seconde section est terminée par une comparaison intéressante des formules des divers auteurs.

Dans la troisième et dernière partie de son Mémoire, M. Daubuisson cherche à déterminer: 1* les erreurs que Ton peut commettre en mesurant plusieurs fois, à diiïérents jours, mais à la même heure, une même hauteur ; 2* rinfluence des diverses heures ; S"" enfin celle de la distance horizontale entre les deux stations.

Pour résoudre cette dernière question, M. Daubuisson a comparé les observations du Saint-Bernard et du mont Gregorio à celles de Paris ; il a trouvé des erreurs qui se sont élevées à 0.03 et même 0.05 de la différence totale de niveau; en sorte que les variations du baromètre^ à d'aussi grandes distances, sont bien dans le même sens, aux mêmes jours, mais ne sont plus proportionnelles et ne doivent par conséquent pas être comparées. Quant à rinfluence des heures, M. Daubuisson a trouvé, comme M. Ramond, qui depuis longtemps s'était occupé des mêmes questions, que les heures du matin et du soir

Page 1