‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 3)Chapitre 76 sur 161 · EXPLOSION DE LÀ POUDRIÈRE DE GRENELLE · texte numérisé non relu

EXPLOSION DE LÀ POUDRIÈRE DE GRENELLE

très-violents tremblements de terre, les voyageurs ont remarqué des effets analogues, mais cette cause n'a jamais agi à Paris avec une grande intensité. M. Daunou, directeur de rétablissement, m'a dit que, d'après«ce qu'assurent les plus anciens employés des Archives, le déplace-' ment remarquable dont il vient d'être question fut lo résultat de l'explosion du magasin à poudre de Grenelle en septembre 1794. Cette circonstance ajoute beaucoup à l'intérêt du phénomène. Soit qu'on veuille expliquer le mouvement latéral de chacun des deux fûts massifs par une oscillation du sol ou par une impulsion atmosphérique, il n'est pas impossible qu'on arrive jusqu'à des appréciations numériques de l'intensité de ces causes, si l'on se hâte de faire les observations convenables avant que les ouvriers, qui fourmillent maintenant dans l'hôtel Soubise, aient porté la main sur la façade tournée vers le jardin.

M. Bouvard se rappelle que le jour où le magasin à poudre de Grenelle sauta, l'explosion fit rompre les scellés en cire et rubans qui étaient alors apposés sur la porte des souterrains de l'Observatoire et que la porte ellemême, si elle ne céda pas, resta du moins un peu gauchie. Mais si les effets produits à l'hôtel Soubise pal l'explosion du magasin à poudre de Grenelle peuvent donner lieu à une étude intéressante, l'ébranlement, le gauchissement de la porte des souterrains de l'Observatoire ne saurait évidemment permettre aucune évaluation dont la science pût tirer parti.

SUR

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