INFLUENCE DU TENT SUR LA PRESSION BAR01I<TRIQUE
Je commencerai ce chapitre en reproduisant quelques réflexions que je publiai en 1830 en analysant un travail que m'avait remis M. Alphonse Blanc.
Depuis longtemps on a reconnu que les vents qui agitent l'atmosphère avaient leur cause, le plus souvent, si ce n'est toujours , dans des dilatations ou des condensations produites dans l'air par les variations de chaleur.
En effet, on voit quelquefois, lorsque le temps est beau et tranquille, le vent s'élever le matin à l'est, tourner au sud à midi et souffler de l'ouest le soir. On peut, avec une grande apparence de raison, attribuer cet effet à la dilatation de l'air par le Soleil successivement dans les pays situés à l'est, au sud et à l'ouest de celui oii se font les observations.
On a constaté, par des observations, que quelquefois le vent souffle dans une région avant qu'on le sente dans une autre région placée sous le vent de la première ; que, par exemple, un vent du sud pourrait être senti à Paris avant de l'être à Marseille. On en a conclu que, dans ce cas, le vent était causé par quelque grande condensation de l'air dans les régions sous le vent de celles où il est ressenti.
Le baromètre doit-il être affecté d'une manière diffé-
rente suivant la nature de la cause du vent ? Supposons qu^une condensation ait lieu dans les environs du pôle, Pair de tous les lieux environnants affluera vers celui où se fait cette condensation. Il se produira dans ces lieux un vide partiel, et le baromètre baissera. Le vent du midi commencera à se faire sentir dans les lieux les plus voisins du pôle. Plus tard la pression augmentant chassera Tair vers Téquateur, et le vent arrivera successivement dans les lieux les plus éloignés de son origine. Le baromètre devra donc monter dans tous ces lieux.
Ces effets seront d'autant plus grands que Tair chassé du nord au midi se dilate encore en arrivant dans des pays plus chauds et augmente la pression ; le contraire a lieu quand le vent va du midi au nord. Les effets seront moins grands si les changements de tension se manifestent dans le midi, parce que Tair chassé par une dilatation se condense en arrivant dans une région plus froide, et que Tair appelé par une condensation se dilate en arrivant dans une région plus chaude.
La colonne barométrique devrait en général se raccourcir par les vents du midi et s'allonger par les vents du nord. Tel est en effet le résultat qu'on observe ordinairement.
Quoique le vent du midi, en arrivant dans des lieux plus septentrionaux, se refroidisse et laisse les vapeurs dont il est chargé se condenser d'abord en nuages et ensuite en pluie, ce n'est pas à cette vapeur qu'il faut attribuer le mouvement descendant du baromètre. Si la vapeur était la cause de cet effet , il aurait lieu constamment par les vents qui apportent la pluie, ce qui n'est
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pas. On conçoit fort bien que, quand même le vent du midi serait causé le plus ordinairement par une condensation de l'air dans le nord et ferait descendre le baromètre, on conçoit, dis-je, qu'il peut être produit quelquefois par une dilatation dans le sud et le faire monter.
Quoiqu'il en soit de ces conjectures, voici pour Paris les effets de l'influence des différents vents sur la hauteur moyenne du baromètre. On a vu plus haut (page 25/i) que dans le résumé météorologique publié pour 1826 dans les Annales de chimie et de physique j j'avais annoncé ce travail resté inédit.
État moyen du baromètre à Paris et à midi pour chaque rumb
de venty de 1816 à 1825.
Vt^nts.
Nombre
de joarg.
Uanteur
moyenne
du baiom.
Nombre
de joiin.
U^ntear moyenne du Mrom.
Nombre
de jours.
Bantenr
moyeDDi
dabîaron
mill.
mill.
■Bill.
NNO.