‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 4)Chapitre 144 sur 582 · LIVRE XXVI. ~ MÉTÉORES COSMIQUES · texte numérisé non relu

LIVRE XXVI. ~ MÉTÉORES COSMIQUES

18&1, 10 août, Aérolitbe en Hongrie^ (Quelelet.) 18^2^ 5 décembre. Chute d'un aérolitbe aux environs e Langres. [Comptes rendus de ÏAcad^ des sciences^ >ine XV.)

1843» 2 juin. Chute de deux aérolithes aux environs l'Utrecht. (Comptes rendus de VAcad^ des sciences^ Dme xvk)

18&.â^ 16 septembre. Chute d'un grand aérolitbe, à ikloinwenden» en Thuringe. {Comptes rend, de VAcad. les sciciuies, tome xxv.)

ISkh, 21 octobre. Chute d*un aérolitbe aux environs de Lessac (Cliarente). (Comptes rend, de VAcad. des sciences, tome xix.)

ISA?» !& juillet. Chute d'un gros aérolitbe à Braunau (Bohênae)* (Comptes rend, de VAcad. des scienc.f t. xxv.) La chute des aérolithes a été très-souvent accompagnée de violentes explosions. Il ne serait peut-être pas cependant exact de conclure de ce fait que tout météore qui» avant de disparaître, produit de fortes détonations, est un véritable aérolitbe. Avec Chladni, je n'ai admis comme certaines que les chutes d' aérolithes dont on a pu retrouver les fragments, et j'ai rejeté les nombreux cas, relatés par divers auteurs, de globes de feu ayant éclaté dans l'atmosphère avec un grand bruit, lorsqu'on n'a découvert aucune pierre ayant les caractères de ces météores. L'ouvrage de Ma-touan-Iin, auteur chinois duxiu* siècle, traduit par M. Abel Rémusat, aurait par exemple fourni quatre-vingt-seize citations de ce genre» SdoQ ce que rapporte M. Rémusat, les Chinois et les Japonais notaient avec beaucoup d'exactitude toutes les

circonstances relatives à Tapparition de ces singulierphénomènes. Ils avaient remarqué que les pierres tocibent quelquefois par un temps parfaitement serein. lU comparaient les détonations qu^elles font entendre a celles du tonnerre, au bruit d'un mur qui s'écroule, au mugissement d'un bœuf; le sifflement qui accompagna leur chute au bruissement des ailes des oies sauvages oa d'une étoffe qu'on déchire. Suivant eux, les pierres s^mt toujours brûlantes au moment où elles atteignent le sol : leur surface extérieure est noire ; quelques-unes résonnent comme des substances métalliques quand on les frappe. Le nom qu'ils leur donnent veut dire : étoiles tombantes changées en pierres.

Les Chinois croyaient que les apparitions des aérolithes étaient liées aux événements contemporains, et c'est pour cela qu'ils en formaient des catalogues. Je ne sais pas, au reste, si nous aurions trop le droit de rire de ce préjugé. Les savants d'Europe étaient-ils plus sages lorsque, se refusant à l'évidence des faits, ils affirmaient que des chutes de pierres, venant de l'atmosphère, étaient impossibles? L'Académie des sciences ne déclarait-elle pas, en 1769, que la pierre ramassée au moment de sa chute, près de Lucé, par plusieurs personnes qiii l'avaient suivie des yeux jusqu'au point où elle atteignit le sol, n'était pas tombée du ciel ; enfin, le procès-verbal de la municipalité de Juliac, constatant que, le 2/i. juillet 1790 (voir plus haut, p. 194), il tomba dans les champs, sur les toits des maisons, dans les rues du village, une grande quantité de pierres, ne fut-il pas traité, dans les journaux de l'époque, de conte ridicule fait pour exciter la

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lié, non-seulement des savantSt mais de tous les gens boonablesT Les physiciens qui ne veulent admettre que )f laits dont ils entrevoient une espUcation nuisent ittinement plus à Tavancement des sciences que les unes auxquels on peut reprocher une trop grande êdolité.

§ 1. ^ Mtmm de fer amiiiêQet on peut attribuer une origine nétéori^pie.

Les masses de fer probablement météoriques se disipent par la présence du nickel, par leur tissu, par W malléabilité et par leur gisement isolé. Quelques-unes de ces masses sont spongieuses ou Biliaires; les cavités se trouvent remplies d'une suboœ pioreuse, semblable au péridote. Dans ce nombre Eut rang^ :

lit masse trouvée par Pallas, en Sibérie, dont les Taries connaissaient Toriginc météorique; t Un morceau trouvé entre Eibenstock et Johanngeor- Mtadt;

.Une masse conservée dans le cabinet impérial de Mme, provenant peut-être de la Norvège; Une petite masse, pesant 2 kilogrammes, qui se trouve bnlenant à Gotha.

JfmtreB masses sont à tissu solide et serré. Le fer ■BBte alors en rhomboèdres ou en octaèdres, composés I eouches ou feuilles parallèles. La seule chute bien tome de masses de ce genre est celle qui eut lieu & pam, en 1751 (voir plus haut, p. 18& et 193). Quelques autres masses semblables ont été trouvées :

îm ASTRONOMIE P0PT3LAIRE.

Sur la rive droite du Sénégal (Compagnon, Forsler. Golberry) ;

Au cap de Bo^ne-Espérance (voir page 184) (VaD- Marum et de Dankelmann) ;

Au Meirique, dans différents endroits (Sonneschmîdt, de Humboldt j ;

Au Brésil, dans la province de Bahia (Wollaston et Mornay);

Dans la juridiction de Santiago del Estero , dans la confédération Argentine (Rubîn deCelis);

A Ëlbogen, en Bohême (Arm. de Gilbert, tomes xui et xLiv);

Près de Lénarto, en Hongrie (Ann. de Gilbert, t. xux :

Près de la rivière Rouge. La masse a été envoyée de la Nouvelle-Orléans à New-York. {American Mineraiogical Journal^ vol, i.) Le colonel Gibbs Ta analysée et y a trouvé du nickel. Il y a encore d'autres masses sen>blables dans le même pays , d'après Tke Minerva de New-York, 1824;

Aux environs de Bitbourg, non loin de Trêves, une masse qui pèse 1650 kil. ; elle contient do nickel. L^analyse faite par le colonel Gibbs se trouve dans Y American Mineralogical Journal, vol. i ;

Près de Brahim, en Pologne, des masses qm, d'après les analyses de Laugier, contiennent du nickel et un peu de cobalt;

Dans la république de Colombie, sur la confillère orientale des Andes, dans le voisinage de la saFme de Zipaquira ( Boussingault et Mariano de Ravero, Jnn. de chimie et de physique^ tome xxv}.

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