LIVRE XXVI. — MÉTÉORES COSMIQUES
A quelque distance de la côte septentrionale de la baie i Badin, dans un endroit nommé Sowallik, il y a deux asses du même genre, selon le capitaine Ross : l'une arait être solide ; l'autre est pierreuse et môlée de morîaux de fer, avec lesquels les indigènes fabriquent leurs rmes.
Peut-être fautil ranger dans cette classe une grande lasse d'environ 15 mètres de haut, qui se trouve dans I partie orientale de l'Asie, non loin de la source de la ivière Jaune , et que les Mongols, qui l'appellent khadauifilaoy c'est- à^re roche du pôle, disent être tomt)ée i la suite d'un météore de feu. (Abel Rémusat.)
Il existe encore des masses d'une origine probléma^ iique. De ce nombre sont :
Une masse à Aix-la-Chapelle , qui contient de l'arsenic [Ànn. de Gilbert^ tome XLvni);
Une masse trouvée dans le Milanais [jinn. de Gilbert, tome l);
Une masse trouvée à Groskamsdorf, contenant, d'après Klaproth, un peu de plomb et de cuivre. 11 parait qu'on Ta fondue, et que les morceaux conservés à Freiberg et in Dresde ne sont que de Tacier fondu qu'on a substitué aux fragments de la masse primitive.
I^ous ajouterons que, d'après l'analyse faite par Brandes, le fer dont sont formés les couteaux et les harpons des Esquimaux, dans la baie de Baffin, contient % pour 100 de nickel, circonstance qui assigne à ce fer une origine météorique.
§ e. — Chutes de poosâères.
L'observation attentive des chutes de poussières faii présumer qu'elles ne diffèrent pas essentiellenient dN chutes d'aérolithes ordinaires. Quelquefois elles ont éld accompagnées de chutes de pierres, comme aussi d'un météore de feu. Les poussières paraissent contenir à peu près les mêmes substances que les pierres météoriques. 11 semble qu'il n'y a d'autre différence que dans lâ rapidité avec laquelle ces amas de matière chaotique dispersés dans l'univers, arrivent dans notre atmosphère. Probablement dans la poussière rouge et noire, rox}de de fer est la principale matière colorante. Dans la poussière noire, on trouve aussi du carbone. On doit regarder les pierres noires et très -friables tombées à Alais en 1806 (voir p. 196) comme formant en quelque sorte le passage de la poussière noire aux aérolithes ordinaires. Je dois dire cependant que l'on a recueilli de la neige rouge qui devait sa coloration à des causes tout à fait différentes. Ainsi, sir Charles Blagden rapporte que de la neige rouge, recueillie à la baie de Baffm, était colorée par de l'acide urique provenant sans doute des déjections des nuées d'oiseaux que Ton rencontre dans ces parages; la couche de neige rouge n'était pas, il est vrai, à la surface; au-dessus et au-dessous la neige était parfaitement blanche. Thomson pense que la coloration de la neige peut être due à une matière organique, à quelque cryptogame, par exemple.
Quoi qu'il en soit, voici le catalogue de toutes les