‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 4)Chapitre 152 sur 582 · LIVRE XXVr. — MÉTÉORES COSMIQUES · texte numérisé non relu

LIVRE XXVr. — MÉTÉORES COSMIQUES

leDite. Nul doute que ces corps, en pareilles circonkees, ne doivent tomber vers la Lune.

Concevons maintenant une ligne droite qui joigne le lire de la Lune et le centre de la Terre. Il y a nécesvement une région intermédiaire entre ces deux globes les corps qui s*y trouveraient placés seraient en équiie également attirés par la Terre et par la Lune. En il de ce point, tout corps pesant tomberait vers la fen»; au delà, la chute aurait lieu vers la Lune. It soflbrait donc, pour qu'un corps provenant de la m tomb&t sur la Terre, qu'il fût projeté de la surface potre satellite avec une vitesse assez grande pour dé- Itar la région où les corps resteraient en équilibre k les deux tendances contraires, où ils ne seraient pas il portés à tomber sur la Lune que sur la Terre. M pesanteur à la surface de la Lune est environ six Iplus faible que sur la Terre; en sorte que celui qui Idrait y sauter de bas en haut avec âne force muscu* m égale à celle que nous possédons, s'élèverait è une inde hauteur. Èst-il possible d'animer un corps d'une m grande vitesse d'impulsion pour que, lancé de la ICice de la Lune, il ne vienne pas y retomber? La question, envisagée ainsi, a pu être soumise au Icol, et l'on a trouvé, vu le peu de volume et de masse ^ Lune, et l'absence d'atmosphère autour de cet astre, ^ corps lancé dans la direction de la Terre entrerait

tsa sphère d'attraction s'il était projeté de la Lune une vitesse égale à 2,500 mètres par seconde. ICette vitesse n'est pas au-dessus des vitesses de proiBon dont les volcans terrestres nous offrent les effets.

as ASTRONOMIE POPULAIRE.

Le Cotopaxi, par exemple, en Amérique, a lancé qm qui' fois des roches ardentes avec une force plus grand que celle dont le calcul précédent a assigné la valeui une telle puissance n'est peut-être pas au-dessus à*. forces que l'industrie de Tbommepeut créer dès aujous d'hui avec certaine poudre connue des chimistes sous I nom de poudre fulminante» en sorte qu'il est vrai de dire quelque extraordinaire que l'assertion puisse paraître u premier abord, que des hommes situés sur la Lune poud raient se mettre en communication journalière avec M Terre à l'aide de projectiles. I

Lorsque, au commencement de ce siècle, 01bers| La place. Poisson et M« Biot s'occupèrent des spécula tiooÉ dont je viens de donner un aperçu, ils avaient en vue (k vérifier, si, suivant l'opinion émise par Terzago, ei lûGO, il ne serait pas absurde de chercher dans la Lum l'origine des masses solides qui, dans tous les siècles, soh\ tombées de temps à autre sur la Terre. |

On voit, par les résultats que je viens de rapporter,! qu'il y avait tout lieu d'admettre la possibilité que lesi aérotithes fussent des portions de la Lune.

Certaines circonstances, signalées par l'analyse chimique, semblaient venir à l'appui de cette origine.

De ce nombre était l'absence de fer oxydé, ce qui sembhiit impliquer que ces corps, dans leur gtte naturel. uYiaient pas entourés d'une atmosphère renfermant do ro.xygène.

On insistait aussi, pour donner aux aérolithes une identité d'origine, sur leur identité de composition. Maice l argunaenl perdit beaucoup de sa valeur, lorsque Lau-

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