‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 4)Chapitre 154 sur 582 · LIVRE XXVI. — MÉTÉORES COSMIQUES · texte numérisé non relu

LIVRE XXVI. — MÉTÉORES COSMIQUES

squelette de fer, et forment une transition entre les

ithes purs de tout mélange métallique et les masses

iv météorique dans lesquelles, ainsi qu'on le voit

la masse de Pallas, les autres éléments disparais-

jà seconde classe, beaucoup moins nombreuse, a été i moins étudiée. Parmi les aérolithes qui la compo- , \es uns contiennent du fer magnétique, de Tolivine 1 peu de substances feldspathiques et augitiques; les es sont formés uniquement de ces deux derniers éraux simples, et le feldspath y est représenté par ortite.

Les pierres météoriques de la seconde classe sont , Veflet de la présence de Tolivine, riches en magnésie; ivine est Téléroent qui est décomposé lorsque ces pierres t traitées par les acides.

Comme Folivine ordinaire, Tolivine météorique est silicate de magnésie et de protoxyde de fer. La partie i rëàste à Taction des acides est un mélange de subiices feldspathiques et augitiques dont on ne peut terminer la nature qu*en calculant les éléments qui le «inposent, et qui sont : le labrador, Thomblende, Faute et Toligoclase.

• Le chromate de fer, produit par la combinaison du roloxyde de fer et de Tacide chromique, se trouve, en t tite quantité , dans presque toutes les pierres météoîques. L'acide phosphorique et Tacide titanique, décou- ^^ dans la pierre si remarquable de Juvénas, peuent faire soupçonner la présence de Tapatite et de la titanile. >

Î12 ASTRONOMIE POPtJLAlRB.

Si Ton ne doit pas Absolument nier qm qtfefqœs^ des aérolithes peuvent provenir des volcans kiTiaires, faut cependant admettre que d'autres causes leur don^ aussi parfois naissance. N'y a-t-il pas, dans le» espac planétaires, une sorte d'anneau plus ou moins épais, fon par des corps animés d'un mouvement de circulats rapide autour du Soleil ? Cet anneau couperait le plan i rëclîptique sur une certaine largeur, et lorsque la Ten arriveraft vers ces régions , elle rencontrerait quelqiH» unes de ces masses errantes et les soumettrait à s* attraction, les ferait tomber à sa surface, après les avfl fait pénétrer dans son atmosphère, où elles subirai^t souvent une incandescence momentanée. Ne potirrait-Q pas concevoir aussi un grand nombre de petits corj! répandus dans Tespace et formant dans le système se laire comme une sorte de nébuleuse dont les dîvçr éléments seraient en quelques points moins éloigné* k uns des autres que dans d'autres régions?

Dans ces hypothèses, il devrait y avoir une certaioj l>ériodîcilé dans l'apparition des chutes d'aérolithes. u résumant dans un tableau les chutes certaines des aérol iîlhes proprement dits et des poussières météoriquei dont la date a été constatée, on trouve 206 phônoinènd de ce genre pour lesquels on connaît le mois de Févénement, et ils se partagent de la manière suivante entre les douze mois de l'année :

tfèis. ' Omles raénlitlHi.

Janvier H

Février 10

Mars 22

LIVRK XXVI. — MÉTÉORES COSMIQUES. UZ

^ Xoif. ChuUf 4'aéroliUMi.

AvrU 15

** Mai 20

(^ Juin 18

^ Juillet 23

Août 16

h Septembre 17

^ Octobre 18

Novembre* 20

^ Décembre. 13

voit que les météores qui viennent rencontrer la

bce de notre planète sont en moindre quantité de

sbre à juin (seize par mois en moyenne), et plus

ents, au contraire, de juillet à novembre (dix-neuf

[mois en moyenne]. Les mois de mars, de mai, de

l, d'octobre et novembre présentent d'ailleurs des

ima. La Terre, en circulant dans son orbite autour

kSoleil , rencontrerait donc plus d*aéro1ithes en allant

[ Taphélie au périhélie, ou du solstice d'été au solstice

jttver ; elle en trouverait sur sa route un moins grand

pbre en marchant du périhélie à Taphélie, ou du sol-

» d'hiver vers le solstice d'été.

doit cependant remarquer que les chutes d'aéro-

ft, constatées dans les pays dont la civilisation est

avancée pour avoir des annales historiques, ne

Bvent être qu'une fraction du nombre total des phéno-

de ce genre dont l'existence serait authentique-

ot prouvée si l'on avait de constants observateurs sur

tla surface des mers et dans toutes les parties de la ferme. Quoi qu'il en soit, en parcourant les cataiKues on est porté à admettre non-seulement une cerliee périodicité des phénomènes selon que la Terre

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