‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 4)Chapitre 18 sur 582 · LIVRE XXIII. — ATTRACTION UNIVERSELLE · texte numérisé non relu

LIVRE XXIII. — ATTRACTION UNIVERSELLE

corps, ne saurait détourner ce corps ni à droite ni à gauche, ni conséquemment Tentralner à se mouvoir hors du plan primitif de son orbite.

L'effet de la résistance de Téther sur la durée totaU de cinq révolutions de la comète à courte période, s'élève actuellement, d'après les recherches de M. Encke, à environ deux jours. Si cette influence , comme on doit le croire, est du même ordre pour les autres comètes périodiques, il n'y aura aucune modification essentielle à faire dans les résultats auxquels nous sommes arrivés relativement à la marche des astres chevelus. J'aurais donc pu me dispenser de signaler ici ce nouveau genre de perturbation. Si j'en ai parlé, c'est parce que des esprits inquiets se sont emparés de cette résistance de l'éther, encore très-peu étudiée, pour en conclure qu'on ne pouvait prédire avec certitude le moment du passage d'une comète parle plan de l'écliptique, et qu'ainsi on ne devait pas accorder une confiance absolue à tout ce qui a été dit de rassurant sur la marche de la comète de six ans trois quarts ou de Gambart (liv. xvii, chap. viii, t. ii, p. 292). Voici l'objection développée et dans toute sa force.

La comète, se mouvant dans le vide, arriverait en un certain point de l'orbite terrestre 31 jours avant la Terre. Mais l'effet naturel d'une résistance doit être de retarder; la comète, se mouvant dans l'éther, se trouvera donc au point de l'orbite dont il s'agit, plus tard qu'on ne l'avait d'abord indiqué. Ainsi , il est déjà permis d'afiirmer que sa plus petite distance à la Terre sera moindre que ne la donnait le calcul. 11 est vrai qu'on ne pourrait pas dire à

combien se montera cette diminution ; mais serait-il donc

impossible que, dans certains éUrts physiques de la comète, le retard provenant de la résistanee éthéi^ {Qt d'un mois entier sur la duréetotale de la-révolution? Les astronomes jusqu'ici tfont donné, «or cet objet, que des probabilités, et il reste encore à démontrer que la Terre ne peut pas recevoir un choc violent.

Je manquerais le but que Je me suis proposé en rédigeant ce chapitre, si je laissais sans réponse des difficultés qui se présentent d'une manière qu'on pourrait trouver spécieuse. Beureusement peu de mots suffiront pour montrer qu'elles reposent sur une erreur de fait incontestable.

Considérons la comète d^ncke danstsa propre orbite, et reconnaissons de nouveau, sans détour, que la position calculée dans Thypothèse du vide et le position observée ne coïncident pas parfaitement. Mais voyons dans quel sens se manifeste )a différence? D'après Tobjection , la position réelle serait moins avancée que la position calculée. Eh bien, c-est tout Topposé qui a lieu : pendant les apparitions observées la comète réelle à courte période a toujours préoédé' dans le sens de sonnMnivement (qu'on me pardonne cette expression) la comète théorique.

Il ne «aurait donc, plus être question, quanta la comète de six ans trois quarts, d'un passage par le plan de récliptique qui s'opérerait plus tard que le premier calcul ne Ta donné. Une action de résistance analogue à celle que la comète à courte période a subie, hâterait l'arrivée au nœud, et le minimum de distance de l'astre à la Terre ^andhrait en proportion.

Cette seule remarque suffit pour réduire «u néant les

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