LIVRE XXIIJ. — ATTRACTION UNIVERSELLE
objeetioRs que jetm'élaîs proposé de discuter. 11 ne me reste plus qa-à Caire entrevoir eomment une aoeéiération dans le moixvemeili 4e >k ccmiàte, peut 4tare le réwlUit d'une réastanoe.
Je CQÊXfmns d-abord qu*au 'pmnier coup d^œil, une pareitle aceëtératitm doit paraître assez étrange, et que ce qui téésée sembècvait aeukment, propre à retarder. La difficulté di9paratt, toutefois, dès qu'on remarque que le réaaltat immécUat de raction d'un milieu rémstant sur un astre qui le traverse, étant une diminution dans ea vitesse tangentielle, ou, ce qui est la même chose, dans ce qu'on est convenu d'appeler la force centrifuge , c'est précisément comme si la puissance attractive du Soleil augmentait. L'effet nécessaire de cet accroissement de puissance sera toujours un rapproehenaent de l'astre et du Soleil, ane diminution dass les dôneosions de l'orbite primitive, ilaâs le lecteur^it que les vitesses et les distances de tcms les astres de notre système, se trouvent Uées entre elles par «i des trois grands principes astronomiques «mus sotts le nonn^ijelois de Kepler ; que les carrés <les temps des itévolutions sont entre eux comme les cubes des grands «ses des ellipses parcourues. Cette loi emporte la cooséquenoe que les planètes et les ^comètes se menveiit d'autapt plus vite qu'elles sont plus près du SoldL
En y soBgeaÉt bien, on reconnaîtra qae la difficulté sur laquelle «oos venons de nous arrêter, provenait de ce que chaeuB, dansaa pensée intîiwe et sans peut-étne «'en readrecoflipte, ^supposait l'orbite de fmstre invariable. Il est Uouieettafii qu'un «ojps ootreiHt A 'yarcottrir one
certaine courbe en vertu d'une impulsion primitive, se mouvrait plus vite dans le vide que dans une matière gazeuse; mais un pareil corps ne peut pas être assiaiilé à une comète, car celle-ci, dès qu'elle éprouve quelque résistance, change de route. Que peut-il donc y avoir d'extraordinaire à ce qu'alors elle arrive plus tôt ? C'est encore ici le cas d'appliquer la remarque de Fontenelle, que • quand une chose peut être de deux façons, elle est presque toujours de celle qui d'abord semble la moins naturelle. >