‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 4)Chapitre 201 sur 582 · LIVRE XXVI. — MÉTÉORES COSMIQUES · texte numérisé non relu

LIVRE XXVI. — MÉTÉORES COSMIQUES

Is la situation du point d'où partait le plus grand •mbre de trajectoires. De cet examen il est résulté le, sur &07 étoiles filantes, 171 vinrent d'un point de îrsée, voisin de Tétoile v), dans la tête de Méduse ; que i partirent du Lion, 35 de la partie de Cassiopée voiae de l'étoile variable a, 40 de la tête du Dragon, et 78 ! points indéterminés. Ainsi, le nombre des étoiles antes rayonnant de Persée était plus que double du )mbre de celles qui avaient leur point de convergence tas la constellation du Lion. »

Les observations modernes que Ton a si fort multiliécs depuis que nous avons appelé avec insistance» l. de tlumboldt et moi , l'attention sur Timportance du hénomène, tendent à démontrer, du reste, que les deux lirections que donnent les lignes qui joignent la Terre ux constellations de Per&ée et du Lion jouent toujours iD grand rôle dans la production des étoiles filantes. 1. de Humboldt cite à ce sujet l'extrait suivant d'une ettre remarquable que lui a écrite M. Schmidt, de l'Obiervatoire de Bonn :

(Si l'on met à part les grands flux d'étoiles filantes fui se sont produits au mois de novembre des années 1833 et 1834, ainsi que quelques iautres du même genre, dans lesquels la constellation du Lion envoyait de véritables essaims de météores, je suis aujourd'hui disposé à considérer le point de convergence placé dans Persée comme celui qui fournil, non-seulement au mois d'août, •Dais durant toute Tannée, le plus grand nombre de mét^rcs. En prenant pour base de nos calculs les résultats ^ ïl& observations de Ueis, je trouve que ce point est

situé par SO'.S d'ascension droite et 51*.5 de déclinaison Ceci s'applique aux années 18&&, 18/i5, i8/i6. Au moi de novembre 1849, du 7 au 14, j'ai vu 200 étoiles filante environ de plus que je n'en avais remarqué à la roênrw époque depuis 1841. Parmi ces étoiles, quelques-une seulement venaient du Lion ; le plus grand nombre à beaucoup appartenaient à la constellation de Persée. 1 en résulte, à ce qu'il me semble, que le brillant phéiw mène qui se produisit au mois de novembre des année 1799 et 1833 n'a pas reparu depuis. Olbers soupçonnai aussi que ces grandes apparitions ne devaient reveni qu'après une période de 34 ans. Si l'on veut considère les apparitions périodiques de ces météores et les cort plications de leurs trajectoires, on peut dire que certain points de rayonnement sont toujours les mêmes, mai qu'il en existe aussi d'autres qui sont variables et spora diques. »

Les mouvements apparents des étoiles filantes sort quelquefois directs, quelquefois rétrogrades, c'est-à-dir qu'au lieu de paraître provenir du Lion, les étoile filantes semblent quelquefois être dirigées vers cetti constellation. M. Yalz a appelé avec raison l'attention sut cette particularité du phénomène qu'on ne peut explique! qu'en admettant que le mouvement direct absolu d« anneaux d'astéroïdes qui entourent au loin le Soleil esl tantôt un peu plus lent, tantôt un peu plus rapide qii( celui de la Terre.

Les divers anneaux d'astéroïdes qui entourent le Soleil peuvent avoir des constitutions très-diverses et présenter des amas très-inégalement pressés. Mais dans tous les

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