‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 4)Chapitre 222 sur 582 · LIVRE XXVIl. - JOPITBR · texte numérisé non relu

LIVRE XXVIl. - JOPITBR

3n appelle premier satellite celui qui s'éloigne le moins Jupiter, quatrième satellite celui qui s'en éloigne le s. Les second et troisième satellites sont, dans cet re, ceux qui s* écartent de la planète à des distances îrmédiaires entre celles qui correspondent au premier m quatrième.

Les durées des révolutions de ces satellites étant trèsgales, on les voit quelquefois groupés par couples de jx du côté oriental et du côté occidental de la planète ; elquefois trois de ces astres sont rangés à peu près en ne droite d'un côté ; le quatrième se trouve seul du té opposé ; il arrive enfin quelquefois que les quatre tellites se montrent tous ensemble du côté oriental ou i côté occidental de la planète et toujours à peu près r une ligne droite.

Lorsque les satellites passent entre Jupiter et le Soleil, i projettent leur ombre sur la planète; ce sont là, pour s habitants de Jupiter, de véritables éclipses de Soleil. Ces ombres, pour un observateur situé sur la Terre, î peuvent pas être confondues avec les taches ordiûres de Jupiter; elles sont rondes, noires, bien terttûées, et elles semblent se déplacer à peu près avec la leme rapidité au centre et vers les bords de la planète. •a durée de leur apparition sur le disque de Jupiter st égale à celle qu'on peut déduire du mouvement du ateilite qui les engendre.

Les ombres dont nous parlons maintenant sont parfai- ^ent noires ; Jupiter ne semble émettre aucune lumière bns les points à l'égard desquels les satellites font Tof- 5ce d'écran. Jupiter n'est donc pas lumineux par lui-

même. Il ne brille que de là lumière du Soleil réfléchi résultat que Tabsence de phases s^isibles ne nous aii pas permis de constater par la méthode qui nous avait bien réussi, lorsque nous étudiions la constitution pb{ sique de Mercure, de Vénus et de Mars. l

Vers les époques où Ton aperçoit les ombres se nn^ voir suivant des cordes du disque de Jupiter , les sat^ lites se projettent eux-mêmes sur la planète ; ils suiv( ces ombres avant Topposition de la planète , ils les p cèdent après Topposition.

Dans ces passages les satellites décrivent aussi (| cordes du disque; ils paraissent souvent comme des tach brillantes et quelquefois comme des points obscurs nioj étendus que les ombres proprement dites. Cette dernii circonstance peut s'expliquer naturellement en supposa qu'il existe alors sur les surfaces des satellites des po tiens matérielles ou atmosphériques réfléchissant beai coup moins de lumière que les parties environnantes.

Quand les satellites entièrement lumineux passent 59 la planète, on a remarqué que, facilement visibles près^ bord du disque, ils disparaissent vers le centre; dei on a conclu que le bord de la planète est moins luminei que le centre et que Jupiter doit être entouré d'ui atmosphère.

Les satellites de Jupiter disparaissent quelquefois une distance sensible du bord de la planète. Ce fa curieux s'explique très- simplement : Jupiter étant u corps opaque projette derrière lui un cône d'ombre doi l'axe est la droite qui joint son centre à celui du Sol@ et dont les arêtes sont les lignes qui rasent à la fois le

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