LIVRE XXVM. - JUPITER
rds correspondants des deux astres : aucun rayon aire ne pénètre dans ce cône. Lorsque les satellites le versent, ils doivent donc devenir invisibles si, comme piter, ils empruntent leur lumière au Soleil. Ce phénotne est comparable de tous points à celui que notre ;ellite nous offre dans les éclipses totales de Lune. En et, avant la disparition complète de cet astre, il s'affaiit graduellement, ainsi que nous Tavons vu (liv. xxn, ap. ni , t. m, p. 546), à mesure qu'il s'enfonce davange dans l'espace dont l'ombre terrestre est entourée et l'on appelle la pénombre. Ainsi se comportent les itellites de Jupiter avant leur pénétration dans l'ombre êométrique où ils s'éclipsent , car cette ombre est aussi ïlourée d'une pénombre.
Si l'immersion du premier satellite s'est effectuée, à ne certaine époque, à une distance sensible du bord de i planète, la sortie du cône d'ombre, ou l'émersion, opérera dans une portion du cône qui est cachée de la Terre par le corps opaque de Jupiter. On ne pourra lonc pas , quant à ce satellite , voir le même jour l'imnersion et l'émersion.
Le même raisonnement est applicable à ce qui concerne le second satellite. Quant au troisième et au qua- ^ème , comme ils traversent le cône plus près de son Bommet, par conséquent dans des points plus distants do disque opaque de la planète, et comme leurs orbites sont sensiblement inclinées au plan de l'écliptique, on voit quelquefois dans la même soirée les immersions et les émersions qui leur succèdent.
U disparition complète des satellites pendant leur
séjour dans le cône d* ombre prouve qu^ils ne aucune lumière de la face de Jupiter non éclairée | Soleil, et dès lors que cette planète, contre une i longtemps accréditée, n'est pas pho^borescente, ( nous aurions pu conclure de la complète obscurili ombres projetées quelquefois sur le disque Jupiter, mais avec moins de certitude, à cause brillante lumière dont ces ombres sont entourées.