‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 4)Chapitre 256 sur 582 · LIVRE XXVIIl. — VITESSE DE LA LUMIERE · texte numérisé non relu

LIVRE XXVIIl. — VITESSE DE LA LUMIERE

Le courrier, porteur de la première nouvelle, est le ayon de lumière qui, en partant de J (fig. 335), est arrivé n A. Le second courrier est celui qui, partant de i"\ st de même arrivé en A.

Fig. 335. -- Détermination de la ▼itcwe de la lumière par les éclipses des satellites de Jupiter.

Le second terme de comparaison se forme ainsi. Le courrier, ou le rayon de lumière, a eu à parcourir, pour apporter la nouvelle de Témersion observée en J'", Pintervalle TJ'''. Le second courrier, donnant les nouvelles de la seconde émersion, a parcouru l'intervalle TJ.

L'intervalle compris entre les immersions correspondantes à J et à y" étant le même, en réalité, que l'intervalle entre les émersions comprises entre J''' et J, il devra y avoir entre ces deux intervalles une différence *gale au temps que le courrier lumineux a employé à

parcourir la différence des deux distances TJ et Tl^i c'est-à-dire égale au temps dont la lumière a besoin pi franchir Pintervalle TA. C'est, comme on le voit, de ^ en point l'application des résultats obtenus quand comparions les nouvelles données par des courriers pi tis d'Orléans et de Bourges.

La différence entre les deux intervalles dont venons de parier est-elle sensible et au-dessus des erm d'observations?

A cette question nous répondrons que cette diffère!^ est considérable , et qu'elle va jusqu'à 16" 32*, 1 lumière emploie donc 16*" 32' à parcourir le diaiï^* tout entier de l'orbite terrestre; il lui faut 8" 16* jh franchir la moitié de cet intervalle, ou pour venir ( Soleil à la Terre.

Voici à l'aide de quelles vérifications on s'assure (f l'explication que nous avons donnée est très-fondée.

L'intervalle compris entre deux immersions ou dei émersions du premier satellite augmente si la vitesse < la lumière n'est pas infinie, lorsque Jupiter s'éloigne < la Terre ; cet intervalle diminue, au contraire, quand se rapproche, d'une quantité égale au temps que lumière emploie à parcourir l'intervalle dont la plané s'est approchée ou s'est éloignée de la Terre entre 1 deux observations. Or, la quantité dont Jupiter rapproche de la Terre depuis la conjonction jusqu l'opposition , et la quantité dont il s'éloigne depuis l'o] position jusqu'à la conjonction pendant la durée de révolution synodique d'un satellite, sont très-faciles calculer ; on pourra donc appliquer à ces révolutions I

'"• LIVRE XXVIII. - VITESSE DE LA LUMIÈRE, m

^ :HTection dépendante de la vitesse de la lumière dan^ ^1 supposition qu'il faille 8" 16* pour que la lumière

Bnchisse Tintervalle qui sépare le Soleil de la Terre. '^ Quand on a opéré ces corrections, on trouve que les ' ivolutions synodiques des satellites sont exactement

{aies entre elles. Cette parfaite égalité justifie Texpli- '^ ition à laquelle nous nous étions arrêté ; elle montre ' eplus que la lumière a dû se mouvoir uniformément

ans toute retendue de Tespace compris par Torbite de

opiter,

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