‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 4)Chapitre 257 sur 582 · BISTORIQUE DE LA DÉGOUTERTE DE LA VITESSE DE LA LUMIÈRE · texte numérisé non relu

BISTORIQUE DE LA DÉGOUTERTE DE LA VITESSE DE LA LUMIÈRE

La détermination de la vitesse prodigieuse avec laquelle û lumière se meut dans Tespace est un des plus beaux ésultats de Tastronomie moderne. Les anciens croyaient «ite vitesse infinie. Cette opinion fut partagée par Des-^ cartes au xvii* siècle. La pensée que la lumière doit employer un temps quelconque pour se propager se trouve indiquée dans le deuxième livre du Novum organum de François Bacon.

Les diverses déterminalions obtenues par les astronomes furent, du reste, longtemps très-discordantes, Duhamel donnait environ un quart d'heure pour le temps que la lumière emploie pour parcourir le rayon moyen de Torbite terrestre; Horrelww trouva 14" 7*, Cassîni 14" 10*, Newton 7" âO*, Delambre 8"' 13*. Le nombre de 8" 16* que nous adoptons, étant le temps employé à franchir une distance de 88,230,496 lieues de 4,000

iO^ ASTUONÛMIB POPULAIUE.

mètres, correspond à une vitesse de 77,076 lieues par seconde.

La découverte proprement dite de la mesura bilité de cette vitesse a été faite en 1675 par Rœmer, qui a calculé une valeur approchée du temps que met à nou> parvenir la lumière réfléchie par le premier satellite dt Jupiter.

Ou est étonné, en étudiait l'histoire de Tastronomie. de voir que Jean- Dominique Gassini, qui avait d'abord, conjointement avec Rœmer, admis la propagation successive de la lumière pour faire concorder les éclipses observées vers l'opposition avec celles qu'on observe près de la conjonction, ait renoncé à cette théorie. Mais il faut remarquer, à la décharge du grand astronome, ' que le mouvement de révolution synodique du prenaier! satellite avait seul l'uniformité indiquée par la théorieJ et de plus que les éclipses des autres satellites ne s'observaient pas avec toute la précision désirable, à cause de la lenteur de leur mouvement et de leur passage dan<^ le cône d'ombre.

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