LIVRE XXVIII. — VITESSE DE LA LUMIÈRE
\s lumières nous arrivent avec des vitesses qui diffèrent (itre elles de plus de 1/204*. On verra tout à l'heure un loyen de soumettre celte conclusion à l'épreuve d'une (périence indirecte mais décisive.
L'aberration dépendant de la vitesse de la lumière, il it clair que si les rayons de différentes couleurs dont la imière blanche se compose, se mouvaient avec des itesses dissemblables, chacun de ces rayons éprouverait ne aberration particulière qui le séparerait des autres; étoile, semblable à un petit spectre prismatique, parâtrait toujours un peu allongée dans un sens parallèle au léplacement de la Terre. Remarquons, cependant, qu'il audrait une différence de vitesse de 1/20* entre les rayons ouges et les rayons violets pour que le spectre acquît me longueur d'une seule seconde , et que la déterminaion d'une si petite quantité n'est pas exempte de difficultés. J'ai, du reste, montré précédemment par la ronsidératîon des étoiles variables (liv. ix, chap. xxv, L. I, p. 407), que l'on peut regarder comme certain que les rayons de différentes couleurs se meuvent dans les espaces célestes avec la même vitesse.