‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 4)Chapitre 276 sur 582 · LIVRE XXVIII. — VITESSE DE LA LUMIÈRE. 4Î · texte numérisé non relu

LIVRE XXVIII. — VITESSE DE LA LUMIÈRE. 4Î

^produisions, à l'aide des observations d'Algol, les cominaisons qui conduisirent Bœmer à la détermination de

vitesse de la lumière. Seulement, le célèbre astronome pérait sur de la lumière réfléchie, et il ne sera ici queson que de lumière directe; seulement, les satellites onnaient la vitesse d'une lumière venant du Soleil , et ous trouverons la vitesse de la lumière venant d'une loile.

Les causes, quelle qu'en soit la nature, qui, dans la ?gion d' Algol , font passer successivement cette étoile de \ deuxième à la troisième grandeur, ou de la quatrième

la troisième, se manifestent à nous après un temps égal

celui que la lumière emploie à venir de cette région à fl Terre. Il faut bien, en effet, pour que nous apprenions e changement survenu aux confins du firmament, atten- Ire l'arrivée du courrier lumineux qui nous en apporte la iouvelle. Ainsi , il y a lieu à distinguer soigneusement le noment où par sa rotation ou par l'interposition d'un. rorps opaque, etc. , l'étoile devient de troisième grandeur réellement, et celui où elle le devient pour la Terre. Le premier moment est celui du phénomène réel ; l'autre est te moment du phénomène apparent.

Supposons que l'étoile et la Terre soient immobiles; le temps de la transmission de la lumière restera constant. Dans le cas contraire il y aura variation. Ainsi, la Terre ^%igne-t-elle graduellement de l'étoile, le temps écoulé entre le phénomène réel et le phénomène observé deviendra de plus en plus grand. L'inverse aura lieu évidemment si la Terre et l'astre se rapprochent. î.a Terre est-elle une planète , dans son mouvement

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(^servons Tinatant du paasage d9 Tétaila par h J| sîème grandeur» le jour où k TeCfV, .est lia pliia[ aiUe de cet astre. Observons la même p))aae à û j de là, ou quand la Terre ae trouve % 0011 distance de Tétoile. Rapportée, comparée au | réel , cette seconde observation sera plus tardhre ( première, de tout le temps que la lumière aura i parcourir le nombre de Idlomëtres dont la Te éloignée de Tétoile entre la première et la eeocMidi En retranchant la première observatum de la on trouvera donc pour résultat rintervall9 réel écoulé entre les deux phases^ augmenté du la lumière a dû enq[>loyer à parcourir on chemiB j au nombre de kilomètres exprimant la différence la plus grande et la moindre distance de la Te AlgoL

Si Ton prenait pour première observation ceile^ serait faite au maximum de distance de la Terre à Fé et pour seconde Tobservation correspondante au i de distance suivant, la différence des deux serait < Tintervalle réel des deux phases, diminué cette temps dont la lumière a besoin pour parcourir la i rence entre ces distances maximum et minimum.

L'intervalle qui sépare deux phases réelles d*i vu rimmense distance de cette étoile , doit être ment indépendant de la position de la Terre àmi orbite.

En effet, à de pareilles distances, Taction de notre gS

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