LIVRE XXVIIl. — VITESSE DE LA LUMIÈRE
ir rétoile ne saurait être appréciable. La supposition Dntraire put se présenter à Tesprit quand , à Torigine , Q discuta les éclipses des satellites de Jupiter, car ces stres sont beaucoup moins éloignés ; ici elle serait ô*em^ lée insoutenable. Ainsi Tintervalle réel compris entre une hase d' Algol correspondant au moment où cette étoile si à sa moindre distance de la Terre, et la phase qui rrivera six mois plus tard, quand la distance de la Terre Tastre aura acquis sa valeur maximum ; cet intervalle, isons-nous, sera égal, en moyenne, à l'intervalle que on trouverait en prenant les termes de départ en sens Dverse : en prenant pour premiers termes les phases éelles des distances maxima, et pour seconds termes les èservations de six mois plus tardives et correspondantes lox distances minima.
Les intervalles réels entre les phases étant égaux , les Dtervalles observés ne pourront différer entre eux qu'à raison de la vitesse de la lumière. Or, nous le savons rajourd'hui , dans l'espace de six mois la Terre s'éloigne d' Algol d'un si grand nombre de kilomètres, que la lumière ne les parcourt qu'en 15*" 12*. Dans les six mois suivants, les deux corps se rapprochent de la même quantité. Pour avoir l'intervalle compris entre une phase observée la nuit de la moindre distance de la Terre à Algol, et la phase observée la nuit de la distance maximum, il faudrait ajouter 15" 12* à l'intervalle réel, s'il nous était connu. Ce même intervalle réel inconnu, diminué de 15" 12% donnerait la valeur de l'intervalle observé entre une première phase correspondant au maximum et une seconde phase observée au minimum. Mais si un
nombre, quel qu'il puisse être, connu ou inconnu, subit ces deux opérations; si d'une part on T augmente de 15"* 12*, si de l'autre on le diminue de ces mêmes 15* 12*, Ja somme et la différence ainsi calculées différeront entre elles du double de 15- 12% c'est-à-dire de 30" 24\
30 minutes 2& secondes, telle sera donc la différence entre tes deux séries d'intervalles de phases d'ÂlgoK observées aux époques des maxima et des aûniina de distances et discutées suivant les conditions indiquées. Cette quantité est beaucoup au-dessus des erreurs auiquelles on sera exposé dans les observations. 11 sembli donc très- possible de déterminer directement la vitesse de la lumière d'une étoile.